Le Tiers 6 de réputation sur Star Trek Online

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Cryptic en avait parlé lorsqu’ils avaient annoncé l’extension de fin d’année pour Star Trek Online, celle à thématique Discovery, le système de réputation auprès des différentes factions va gagner un tiers supplémentaire, ils ont commencé à en donner les détails.

Alors je passerai sur le fait que ça va très certainement prendre des plombes pour y arriver, mais bon, j’ai un rythme de marathonien pas pressé sur STO, ça viendra à terme.

Non, le plus intéressant ici c’est évidemment le contenu ajouté. Bien sûr, on a une hausse des bonus sur les différents traits que débloquaient jusque-là la maximisation de la réputation, des dégâts causés par les sets d’armes, mais trois éléments ont surtout attiré mon attention :

  • le parrainage automatique pour le compte : ça, c’est très bien. Jusque-là, une fois que vous aviez atteint le tiers 5 d’une réputation avec un personnage, vous pouviez lancer un projet de cette réputation pour générer un jeton de parrainage, que vous faisiez ensuite passer à un autre personnage pour qu’il ait moins à en suer pour monter les différents niveaux. Mais 1) ça impliquait d’à nouveau mettre des ressources de réputation pour générer le jeton, et 2) fallait faire ça à la mano pour chaque réputation sur chaque personnage. Autant dire que si comme moi au fil du temps vous avez un personnage de chaque faction/variante de faction, ça commence à faire beaucoup. D’ici quelques mois, tout ça c’est terminé, et c’est pas plus mal. En plus, histoire de couronner le tout, ça débloquera aussi automatiquement des réductions sur les projets d’équipements de faction, donc encore plus d’intérêt.
  • les récompenses premium : encore une autre bonne chose, à chaque déblocage de tiers 6, on recevra gratuitement deux objets qui ne sont obtenables actuellement que via la boutique premium, à savoir un jeton de ré-entraînement de personnage, et un module de flotte (qui permettent d’acheter les variantes flotte des différents vaisseaux disponibles, qui sont légèrement meilleures que les standards). Des contenus premiums, donc d’ordinaires voués à vous faire passer à la caisse, ça ne se refuse jamais.
  • les types d’énergie alternatifs : alors là, je suis nettement plus mitigé. A l’heure actuelle, les sets d’armes de factions sont du type d’énergie qui, dans le canon de Star Trek, correspond à la technologie utilisée par la faction en question. Pour les Romuliens et les Borg, des armes à plasma, pour les Terrans de l’Univers Miroir c’est du disrupteur, antiproton pour les Iconiens, etc. C’est thématique, ça donne une spécificité. Si là on peut choisir le type d’énergie qu’on veut, quel est l’intérêt ?

Le but c’est pas que tout nous soit donné tout cuit dans la bouche, et ça c’est un peu le problème que j’ai avec l’évolution du contenu actuellement. Avec Victory Is Life, la dernière extension en date, on a eu un truc un peu du même genre, les Romuliens qui peuvent accéder aux vaisseaux de la faction alliée qu’ils ont choisie, idem pour les Jem’Hadars, vu qu’il n’y a pas de faction Dominion. Sauf que non, juste non, si je veux jouer avec les vaisseaux de la Fédération ou de l’Empire Klingon, je fais un perso Fédération ou Klingon, ce que d’ailleurs beaucoup de joueurs ont déjà fait. Faire un personnage romulien ou jem’hadar, c’est pour les jouer comme tel. Et le jeu en ce moment est dans une mauvaise passe là-dessus, soit par souci d’économie, soit par fainéantise, Cryptic semble de moins en moins enclin à proposer du contenu vraiment spécifique aux différentes factions pour en mutualiser un maximum (1 seule pauvre mission exclusive pour les persos Jem’Hadars ? Sérieusement, même pas au moins un arc entier ?).

On verra bien ce qu’apportera le changement de producteur exécutif, mais j’avoue qu’en ce moment, les nouveaux contenus sont systématiquement à moitié décevants, pour un jeu qui a passé ses 8 ans cette année, ça pourrait commencer à devenir inquiétant.

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De l’optimisation des OS modernes

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J’avais un peu laissé ça de côté, j’ai revu passer aujourd’hui un article sur la version de Windows 10 sous-titrée « Lean », qui serait une version allégée/optimisée du dernier OS de Microsoft.

Cela m’a fait penser à la même chose chez Google avec ses Android Go (version d’Android optimisée pour les appareils pas cher avec le matériel faiblard qui vient avec) et Android One (qui permet enfin d’avoir un Android base avec un processus de mises à jour à peu près centralisé).

En gros, on a deux acteurs majeurs des systèmes d’exploitation modernes qui ont suivi plus ou moins le même parcours, à savoir ne se soucier qu’à minima du problème de l’optimisation de leurs produits, parce que ratissons le plus large possible, et qui se retrouvent après quelques années avec, dans le cas de Windows, des myriades de machines pas cher vendues avec 32 Go de stockage et qui ne peuvent même pas procéder aux mises à jour tellement il reste peu de place disponible, même avec une installation de base. Dans le cas d’Android, des millions d’appareils connectés aux réseaux mobiles avec des failles de sécurité dans tous les sens parce qu’ils n’ont jamais ou pratiquement pas eu de mises à jour, faute d’intérêt de la part des constructeurs qui préfèrent sortir un nouveau modèle embarquant la version suivante plutôt qu’assurer le processus de suivi logiciel, plus les gros problèmes d’optimisation avec des terminaux peu chers qui rament plus ou moins selon les versions quand on commence à les utiliser normalement, obligeant à prendre des appareils à la fiche technique surdimensionnée si on veut un minimum de confort à l’usage.

On pourrait me rétorquer que contrairement à Apple qui ne doit gérer que le nombre limité de modèles qu’elle a à son catalogue, on parle ici des deux mastodontes de la quantité qui tournent sur tout et n’importe quoi comme matériel, rendant le processus d’optimisation plus difficile. Sauf que justement l’arrivée de ces versions plus économes en ressources, donc très probablement mieux conçues, rend ce contre-argument totalement caduque : ils peuvent optimiser leurs produits, ils sont en train de le faire, ça fait juste mal au fondement de savoir qu’ils nous ont fait poireauter aussi longtemps avec des produits inconfortables à utiliser, juste parce que pendant des années ils ont mis l’ajout de fonctionnalités à la place de l’optimisation en haut de leur liste des priorités.

Pourquoi la stratégie de porter les jeux mobiles sur Switch en versions plus sérieuses, ça peut ne pas être une mauvaise idée.

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En regardant ma boîte mail ce midi, j’ai pu découvrir une newsletter en provenance d’Atari faisant la promotion d’un crowdfunding pour porter Rollercoaster Tycoon, son excellente et vénérable franchise de jeux de gestion ayant pour thématique les parcs d’attaction, sur Switch. Et pour être plus précis, il s’agirait de prendre comme base Rollercoaster Tycoon Touch, deuxième itération en 3D de la licence sur iOS et Android après Rollercoaster Tycoon 4 Mobile qui lui était en 2D.

L’idée n’est pas nouvelle, et a même déjà été mise en pratique par un autre éditeur, Microïds, avec l’adaptation sur la console hybride de Gear-Club, un jeu de course free-to-play dans la lignée des Real Racing et autres Asphalt qui dominent de la tête et des épaules le genre sur mobiles.

Dans l’absolu, le concept de pouvoir jouer aux bons voire très bons jeux mobiles, tout en étant débarrassé des parfois plus qu’agaçantes mécaniques inhérentes au modèle économique free-to-play, est plutôt attirant.

Dans la pratique, si Gear-Club n’est pas mal du tout sur mobile, le passer quasiment tel quel sur Switch, le prix d’une version boîte en plus et les limitations du free-to-play en moins, s’est avéré faire beaucoup trop léger pour un jeu de ce type, surtout quand une fois sur console on trouve en face les monstres sacrés du genre que sont les Forza, Gran Turismo, GRID, Need for Speed et autres Project Cars. Même par rapport à d’autres jeux de courses sur la précédente génération pas vus sur l’actuelle, comme des Test Drive Unlimited, ou des Project Gotham Racing, le compte n’y est pas.

Du coup, on pourrait craindre que l’histoire se répète à l’avenir, à commencer par ce portage de Rollercoaster Tycoon Touch, mais je pense qu’il est un peu tôt pour s’alarmer. Car si effectivement dans le cas de Gear-Club on a affaire à un jeu mobile qui n’est pas en mesure de concurrencer les productions habituelles sur consoles traditionnelles si porté tel quel, ça ne sera pas nécessairement le cas de toutes les productions qui ne manqueront pas de suivre le même chemin. Nombreux sont les bons titres F2P qui auraient la profondeur et le potentiel pour bien figurer sur les machines de jeu, une fois rééquilibrés avec sérieux pour revenir à des mécaniques de progression plus classiques, et à ce titre il me semble que Rollercoaster Tycoon Touch en fait partie.

Déjà sur mobile, RCTT a pas mal d’atouts à faire valoir. Les développeurs ont opté pour un modèle F2P nettement moins contraignant que son cousin Rollercoaster Tycoon 4 Mobile, s’inspirant plus d’un Fallout Shelter, avec un système de boîtes/decks de récompenses aléatoires, que des habituels jeux de gestion gratuits qui collent timers et monnaies premium dans tous les sens. Si l’on ajoute une profondeur correcte dans l’aspect gestion, un contenu conséquent, un éditeur de montagnes russes tout aussi complet que ses prédécesseurs sur PC, et un moteur graphique qui tient la route, ça donne déjà une base relativement solide.

Avec quelques raffinements supplémentaires, nulle doute que ce futur Rollercoaster Tycoon sur Switch pourrait aisément se faire sa place dans la catégorie des jeux de gestion accessibles. Car oui, il faudra ensuite ne pas se leurrer quand à l’objectif, on est pas ici sur un jeu qui sera capable d’aller rivaliser avec les possibilités énormes d’un Planet Coaster. Par contre, il sera tout à fait à même de venir se poser en successeur des anciens concurrents de Rollercoaster Tycoon que furent les feu-Theme Park, à savoir des jeux de gestion plus accessibles et orientés fun, tout en gardant quand même une partie gestion suffisamment fournie pour capter l’intérêt sur la durée.

Pour en savoir un peu plus, voici le lien vers la page du crowdfunding :
https://www.startengine.com/atari-game-partners

On continue, malgré tout.

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Cela faisait un petit moment que je n’avais pas écrit de nouvel article. Nouvelle année ou pas, je l’avoue, c’est surtout à cause d’un cocktail de fatigue due au boulot, de manque de temps fortement lié au boulot, et de cette manie totalement incorrigible de commencer quelque chose de créatif sans jamais le finir, ou dans très longtemps.

Un petit article de temps en temps, même pour ne pas parler de grand-chose, c’est toujours plaisant. D’abord personnellement, ça permet de se sortir quelques idées de la tête et de les mettre quelque part, même s’il faut bien admettre que d’après le compteur WordPress, j’écris le plus souvent pour moi et moi seul.

Puis, ça permet de faire perdurer ce qui tend à disparaître, d’après beaucoup. Je vois passer de plus en plus « d’anciens » du Web, à savoir toute la génération qui l’a naître pour le grand public et qui l’a vu évoluer, pas celle qui est née le nez dedans, faire un état des lieux critiques. Internet ne serait plus comme avant.

Quelque part, c’est vrai. Internet, c’est passé de la page Web perso ou collective, qu’on se faisait à la mano en HTML, ou WYSIWYG avec des éditeurs comme celui de la suite Netscape, et qu’on balançait chez l’un des innombrables FAI de l’époque bas débit, à cette domination des réseaux sociaux et des plate-formes de partages vidéo, en passant par l’époque des gros sites communautaires où on groupait déjà du mail, du chat et de l’hébergement de pages, sans oublier la grande période des Skyblogs, Blogger et autres plate-formes de blogs.

En l’espace de 25 ans, le Cyberespace a considérablement changé, parce que la technologie a évoluée, permettant de mettre en ligne toujours plus vite des contenus toujours plus riches, et parce qu’il a continué de se démocratiser, de s’ouvrir à un public de plus en plus large. Oui, c’est vrai, l’Internet d’aujourd’hui c’est Facebook, Google, Amazon, Twitter, Youtube, des géants du Net toujours plus énormes, toujours plus dominants, du pompage de données, de contenus à gogo, de la surveillance de nos voyages sur la Toile dans tous les sens. Et de plus en plus de dérives vers l’idiot, le stupide, le nauséabond, l’immonde. Parce qu’il y a de plus en plus de monde sur les réseaux, il y a de plus en plus d’idées, de visions, que le monde physique séparait et que le monde virtuel a brutalement mis en face-à-face.

Je comprend parfaitement que ça ne plaise pas à beaucoup « d’anciens ». Ils sont pour beaucoup tombés ces temps-ci dans leur crise envers cet Internet qu’ils voient dériver, avec l’Internet « d’avant » qui disparaîtrait au profit de l’Internet « de maintenant ». C’est vrai que de ce qui est resté des époques successives que j’évoquais plus haut, on a eu des pertes. Enfin, des pertes, c’est toujours là, quelque part. Les pages persos à l’ancienne, juste pour faire partager sa passion avec d’autres, sont toujours là, on peut toujours en faire même si c’est devenu plus galère, c’est juste qu’à l’époque du « on ne passe plus que par les réseaux sociaux », ça veut dire ne plus attirer grand-chose comme trafic si l’on ne va pas balancer ses liens partout où sont les gens, ou en tout cas l’énorme masse de gens qui n’utilise en pratique le Web que pour balancer banalités et autoportraits sur Facebook & co. Idem pour les forums, les plate-formes de chat, et évidemment les blogs.

Je pense qu’au fond, c’est comme pour la vie de tous les jours : on a perdu l’aventure. L’Internet des débuts, puis l’Internet des blogs, ça donnait « corps » à l’idée d’un Cyberespace. C’était comme un continent supplémentaire où on aurait toujours de nouvelles destinations à partir explorer, je pars à la découverte de nouveaux sites, je vais sur le blog du copain c’est comme si je faisais virtuellement un saut chez lui. Et maintenant, c’est devenu comme la télé, on reste devant son Facebook, son Twitter, on voit tout passer dessus sans en bouger, c’est tout juste si on prend la peine d’aller réellement regarder vers quoi emmènent les liens qui défilent dans les flux d’actualités, le pire étant quand lesdits liens envoient vers d’autres flux de contenus qui s’agglomèrent sans discontinuer. Certainement que ça donne une nostalgie de l’époque où on ne faisait pas la course à qui inondera le plus ces plate-formes, où on faisait probablement plus attention à ce qu’on mettait en ligne.

Je veux dire, prenez l’exemple de ce blog, et de cet article. Je me suis mis devant, et j’ai pris le temps de le faire. De m’arrêter et de réfléchir à ce que je voulais raconter, même si très certainement au final c’est parti un peu dans plusieurs sens et qu’on pourra me reprocher de ne pas développer certaines pistes. De prendre le temps de l’écrire. Et de le faire tout en sachant que ça va sans doute juste rester là, en ligne, accessible, mais pas forcément lu, trouvé par d’autres. On ne fait pas vraiment ça sur un réseau social. On est dans la réaction immédiate, on balance son avis en instantané sur quelque chose, on poste des choses pour lesquelles on attend un retour. C’est très rare de retrouver l’équivalent d’un article de blog ou de page perso dans un contenu envoyé sur Facebook, certains ont tenté à un moment de le faire, ils ont le plus souvent laissé tomber.

D’ailleurs, c’est très embêtant pour les idées. Je parlais plus haut de tout ce qui était séparé physiquement et qui s’est retrouvé tout mélangé sur Internet, ça devient encore plus un foutoir généralisé quand en plus les gens communiquent sans filtre sur les réseaux sociaux, et à fortiori quand une quantité phénoménale de on-dits vient mettre son grain de sel. Dans le monde physique, on va trouver des milliers de raisons pour lesquelles on ne va pas, comme ça, gratuitement, balancer des vacheries à la figure des gens. Attention, je sais très bien que certains le font, mais on appelle ça des grandes gueules quand on est poli, et en général ce sont de gros cons finis qui en payent quand même les conséquences plus ou moins vite. Sur Internet, sur les réseaux sociaux en tout particulier, les barrières qui font qu’on est pas un salaud avec le premier venu tombent toutes plus ou moins. Tout en restant dans un cadre parfaitement légal, les individus peuvent se transformer, consciemment ou non, en salopards de première catégorie, tout particulièrement dans le contexte de masse. Je voyais récemment une discussion dans les commentaires d’une page Facebook relativement neutre, pas politique, pas pro ni anti quelque chose, assez généraliste, une opinion contraire à la majorité des commentateurs en ligne à ce moment-là a valu à la personne qui l’a exprimé l’équivalent en réaction virtuelle à ce qui serait passé pour de vrai à un tabassage public par une foule en colère. On est sur un niveau de réaction à fleur de peau tout droit direction le plus extrême qui fait tout simplement froid dans le dos.

Enfin bref, pour en revenir à notre Internet qui fait son chemin, oui, je comprend qu’on en vienne déjà à regarder certaines périodes de sa courte histoire avec nostalgie, je comprend pourquoi. Et les quelques-uns qui ont décidé que tout est désormais pourri ont tout autant raison que tord. La Toile est une vaste chose, reflet déformé de notre monde réel, mais il ne faut jamais oublier que ce cyberespace reste totalement artificiel, ne contient que ce que l’humanité a bien voulu y placer, et n’est dominé que par ce et ceux que cet immense inconscient collectif laisse faire. Après tout, petits êtres de chair que nous sommes, notre perception a ses limites, le trop grand a tendance à vite nous dépasser, et Internet en est déjà là pour l’utilisateur seul, même pour ceux qui y réfléchissent intensément.

Mais on continue, malgré tout.

Nettoyage des fichiers de mise à jour sur Windows 10

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ATTENTION : Ce tutoriel vous envoie gratter dans des fonctions avancées de Windows relativement simples à utiliser, mais nécessitant d’aller modifier/nettoyer des fichiers système. Même s’il s’agit de fichiers ne posant à priori aucun problème car plus nécessaires, prenez tout de même les précautions de rigueur : sauvegarde, bien lire les descriptions dans les outils, etc.

Alors que le voisin de blog beaucoup plus au sud Cyrille Borne s’éreinte à trouver des portables avec Windows 10 dessus pas chers mais efficaces pour les enseignants de son établissement, il est rapidement tombé dans son dernier article en date sur la question sur un problème assez récurrent à notre époque où fait fureur la mode de l’appareil pas cher qui propose certes du SSD, mais avec une capacité de misère.

Oui, chers constructeurs, c’est très bien d’avoir pris conscience cette année que nous filer systématiquement en entrée de gamme 16 pauvres gigots sur les tablettes et smartphones avec seulement les 2/3 si pas juste la moitié d’utilisable, ça devenait carrément honteux, surtout sur les appareils ne bénéficiant pas d’un lecteur de cartes microSD. Sauf que le fait est qu’en ce qui concerne les PC, ça reste extrêmement limite. On pourrait se pencher longtemps sur le pourquoi, mais globalement le fait de n’avoir connu pendant une très longue période que l’idée d’une course à la capacité en matière de stockage a sûrement une bonne part de responsabilité.

En bref, sur Windows en particulier, côté mises à jour on prend ses aises, et ce n’est pas parce que Windows 10 fonctionne nettement mieux que, au hasard, Windows 7, pour les récupérer et les installer, qu’il prend moins de place pour les stocker sur le disque. Surtout que rappelez-vous, maintenant on a une option dans Windows Update pour les partager façon peer-to-peer sur son réseau ou sur le Net les mises à jour, ce qui implique de garder les fichiers quelque part. Du coup, forcément, entre la taille de base de l’OS et les packs Windows Update, ça commence à faire beaucoup, surtout quand il s’agit, comme on a eu droit cet été, d’une mise à niveau d’anniversaire pesant la moitié du système de base.

Autre précision à connaître, histoire d’en rajouter une couche sur l’occupation disque, cette fameuse mise à jour anniversaire est tellement importante que lorsque vous mettez à niveau un Windows 10 déjà installé, son installation est considérée comme un passage vers une nouvelle version de Windows, comme lors de la migration 7/8 vers 10. Donc sauvegarde du système en version précédente au cas où vous souhaiteriez revenir en Windows 10 pré-anniversaire. Et ça, quand on a que 32 Go théoriques de stockage sous le capot, ça commence à faire beaucoup.

À partir de là, deux questions :
– Peut-on y faire quelque chose, comme par exemple se débarrasser des fichiers des mises à jour qui traînent encore même après installation ?
– Si oui, comment on s’y prend ?

Réponse à la première question : oui, on peut parfaitement y remédier, et c’est même Microsoft qui le dit dans son outil pour faire ça, beaucoup de fichiers se révélant d’une occupation disque assez éléphantesque peuvent parfaitement êtres évacués manu-militari de votre disque, puisqu’au final totalement optionnels, et conservés essentiellement à des fins de maintenance au cas où/faire fonctionner le partage des mises à jour que j’évoquais plus haut.

Réponse à la deuxième question : l’opération est des plus simples car totalement prévue dans les outils de nettoyage disque de Windows, il faut juste être bien évidemment administrateur de son poste, puisqu’on va aller nettoyer des fichiers système.

Pour cela, on se rend dans les Propriétés de son disque principal, et on lance l’outil de nettoyage.

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Après balayage de votre disque, l’outil vous fournit une première liste de fichiers pouvant êtres nettoyés, et on s’aperçoit en un bref coup d’oeil qu’elle ne contient rien en lien avec les mises à jour, et c’est tout à fait normal, ne vous inquiétez pas, je ne vous mets pas sur une fausse piste. Pour justement aller gratter plus avant, il faut ensuite cliquer sur le bouton Nettoyer les fichiers système.

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Nouvelle recherche de fichiers, et cette fois apparaissent dans la liste des entrées précédées de la petite icône Windows Update.

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Selon la situation actuelle de votre système, elles peuvent êtres au nombre de 4 : les fichiers des différentes mises à jour (Nettoyage de Windows Update), les journaux d’installation, les fichiers temporaires suite à l’installation de Windows, et la sauvegarde de la version précédente de Windows.

Mis à part les journaux, qu’il vaut mieux garder au moins par précaution, le reste, et c’est confirmé par les descriptifs, ça peut partir à la poubelle sans trop de problème :
– conserver les versions précédentes des mises à jour n’est généralement utile que dans le cas où vous auriez un problème avec les plus récentes, autant dire que ça n’a plus rien à faire sur votre disque si tout va parfaitement bien passé un certain temps (d’autant plus que les mises à jour actuelles sont conservées, si vous avez un problème avec celles à venir elles seront toujours là) ;
– les fichiers temporaires d’installation, si tout s’est passé sans problème lors de cette opération, vous n’avez plus besoin de rien ;
– la sauvegarde de la version antérieure de Windows est elle nettement plus sujet à situation, selon si vous pensez revenir en arrière ou pas ; dans tous les cas, Microsoft précise bien à différents endroits tant dans Windows que sur ses pages d’aide que cette sauvegarde n’est gardée qu’un mois par le système.

Donc en conclusion, si vous savez un minimum ce que vous faites, et que vous avez besoin de faire subir une cure d’amincissement à Windows Update, vous pouvez y aller sans problème. Après, vous pouvez également passer par des outils du style CCleaner, qui peuvent également mettre le nez dans les fichiers systèmes jugés obsolètes, mais disons que j’ai préféré vous présenter en priorité la méthode déjà relativement simple et totalement intégrée dans les outils de Windows. Au final on s’aperçoit que Microsoft a pas mal bossé le sujet, vu qu’une bonne partie de ce qui est gardé s’avère être parfaitement supprimable et qu’ils ont l’air d’avoir mis quelques gardes-fous histoire de ne pas tout virer y compris ce qui reste « nécessaire ». Le seul truc, c’est qu’il serait souhaitable que sur des appareils à faible capacité de stockage, le système automatise un peu plus cette opération, ce qui n’a pas l’air d’être vraiment le cas puisque qu’à l’usage, l’encombrement disque se voit assez rapidement.

Moins galérer pour mettre à jour Windows 7, troisième !

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Il y a quelques mois de ça, je retentais l’installation de Windows 7 sur un de mes postes inutilisés, histoire de voir ce que je pourrais bien en faire. Dans deux billets précédents, vous avez pu constater que ça s’est avéré fort pénible au moment de faire les mises à jour du système, la faute à ce casse-pied professionnel de Windows Update. Ah, et qu’on se rassure, j’ai récemment installé un Windows Vista, qui introduisait WU en tant qu’application système en lieu et place du site web via Internet Explorer des précédents, ça marche tout aussi mal (du coup, pour le Windows Vista, je n’ai pas insisté, je suis tout passé par du tiers, le module Patch-Up de 360 Total Security dont j’avais déjà parlé).

Depuis, je n’ai à nouveau plus d’ordinateur tournant sur Windows 7 à la maison, mais je suis tombé aujourd’hui sur ce billet de quelqu’un ayant eu exactement la même galère du Windows Update sur une installation tout fraîche qui pompe tout ce qu’il peut comme ressources sans jamais faire correctement ce qu’on lui demande. Du coup, nouveau KB pouvant servir en post-installation, le KB3102810, qui , comme le précédent que j’avait déjà trouvé, se récupère et s’installe avant de tenter le gros pack cumulatif publié par Microsoft au printemps.

D’ailleurs, en parlant de pack cumulatif, celui-ci reste pour l’heure confiné à une récupération manuelle, et je ne sais pas si les différentes mises à jour publiées depuis ont été intégrées. Mais bon, la question devrait être réglée d’ici quelques temps, puisqu’on devrait voir ce type de mise à jour débarquer dans les mois qui viennent pour Windows 7 et 8.1 courant octobre/novembre via Windows Update…enfin à la condition qu’il ne reste pas stupidement coinçé au moment de la recherche des mises à jour, auquel cas les installations petites mises à jour KB, dont il est question plus haut et dans le précédent billet sur le sujet, seront toujours d’actualité.

Le système de dialogue et la narration dans Fallout 4 ? Oups, on a raté un truc là…

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Le mois dernier, à l’occasion de l’E3, le grand gourou créatif de Fallout 4, Todd Howard, admettait dans une interview donnée à GameSpot que le système de dialogue du jeu n’était finalement vraiment pas top.

Pour qui a joué à Fallout 4, c’est un doux euphémisme, parce que s’il y a un truc vraiment merdique dans ce jeu, c’est bien le système de dialogue qui propose un choix faramineux de 4 options : réponse positive/gentille, réponse négative/agressive, réponse sarcastique/demander plus de récompense et question, ces deux dernières options résultant, hors Far Harbor où ils ont un peu corrigé le tir, à faire avancer le dialogue comme si on avait répondu par l’affirmative.

Alors oui, les dialogues sont intégralement doublés. Mais quand on nous avance comme justification à ce système juste daubesque que c’était « parce que l’équipe essaye de nouvelles choses »…Sérieusement ? En gros, le sieur Todd Howard admet que dans son  équipe :

  • quelqu’un a été assez con pour proposer de remplacer le système de dialogue précédent, qui était parfaitement bien foutu et qu’il suffisait juste de redesigner comme tout le monde façon Mass Effect s’ils voulaient réellement faire « à la mode », par un truc ultra-simpliste
  • quelqu’un a été assez idiot pour valider ce remplacement
  • personne n’a été fichu de faire remarquer ou de défendre l’idée que c’était quand même assez naze et que ça risquait de faire tiquer pas mal de monde

Et après, on vient nous parler de l’importance de la narration ? Quand on valide ce genre de chose ?

Évidemment que dans un RPG la chose primordiale c’est la narration, le développement des personnages et les dialogues. Nous joueurs sommes d’ailleurs de plus en plus exigeants là-dessus, et les développeurs le savent. On voit fleurir ces dernières années, notamment dans les productions indépendantes, mais la chose fait aussi écho chez les gros du jeu vidéo, de plus en plus de jeux à choix et conséquences, avec un background fouillé sans lequel ça n’aurait aucun sens.

C’est pour ça que je ne m’explique pas ce ratage total de Fallout 4 sur ce point. Et avoir amélioré sensiblement la chose dans l’extension Far Harbor n’excuse certainement pas cette erreur de jugement, parce que pour le reste du jeu, tout est resté pareil.

Et le problème, c’est que de ce ratage sur le système de dialogue découle tout un sentiment de boulot à moitié fait sur tout le reste de la partie narrative. Le cheminement des différentes quêtes, que ce soit les principales ou les secondaires, et donc du scénario, est la plupart du temps sans grande finesse ni subtilité, essentiellement parce les PNJ et par extension les différentes factions du jeu sont bien plus creux qu’ils n’auraient dû à cause de ce manque cruel de profondeur dans les choix offerts au joueur. Personnellement, mon avancement dans le jeu s’est fait avec bien plus d’apathie narrative que je ne l’avais espéré après un Fallout New Vegas exceptionnel sur ce point.

D’ailleurs, attention : un bon système de dialogue n’aurait en l’état pas fait de Fallout 4 un excellent jeu narrativement parlant. Le jeu a des tares de scénario et de roleplay qui découlent d’autres simplifications effectuées dans le système de jeu et d’une mauvaise écriture, notamment toute la deuxième partie de la quête principale. J’invite d’ailleurs tout lecteur n’ayant pas envie de se saborder la découverte de ce qui se passe dans Fallout 4 à stopper ici sa lecture. Pour les autres, on est parti.

On en reste toujours sur le concept à moitié mis en œuvre correctement. L’idée de nous faire un personnage qui a une existence avant la chute des bombes atomiques est intéressante et vraiment nouvelle dans la série, même si elle avait déjà été envisagée dans le premier projet avorté de Fallout 3, Van Buren, avec la démo technique trouvable sur le Net qui nous fait jouer un tutoriel dans la même veine que le début de Fallout 4, le personnage rejoint l’abri Vault-Tech auquel il/elle a été assigné(e) juste avant l’apocalypse nucléaire. Celle de jouer un parent qui part à la recherche de son enfant, mais avec un gros flou sur combien de temps s’est réellement passé entre son enlèvement et le moment où l’on se lance à sa recherche, merci la cryogénie, est là encore très bien trouvée.

Sauf que tout ça ne tient que la moitié du jeu. Le cheminement pour remonter jusqu’à Shaun est intéressant, même s’ils auraient pu densifier un peu plus l’enquête, ce qu’ils ont encore une fois fait dans Far Harbor avec la quête de l’Abri 118 qui pour le coup propose une investigation plus approfondie, mais une fois le fiston retrouvé, le soufflé retombe totalement, puisque pour finir le jeu, il ne nous est proposé que « choisissez la faction que vous préférez et foutez sur la gueule à au moins une des autres pour terminer votre histoire ». Il n’y a aucune alternative. Pas de fin où l’on peut par exemple, avec un personnage ultra-blindé en charisme et de bonnes relations avec toutes les factions, les convaincre toutes qu’il n’est pas nécessaire de se mettre sur la tronche, à fortiori si le joueur accepte de succéder à Shaun pour diriger l’Institut.

Dans tous les précédents Fallout, dans tous les The Elder Scrolls, il y avait autre chose que les factions rejoignables par le joueur. Un danger auquel on s’opposait et qu’on avait envie de vaincre parce qu’à aucun moment on ne l’avait classé dans la case « ami ». Là, il n’y a rien de ça. Une grande partie du monde de jeu considère l’Institut comme une menace, et on nous suggère assez clairement sur la fin de la première partie qu’effectivement ils pourraient être un adversaire parce qu’enlèvement de Shaun, meurtre du conjoint, tout ça, mais une fois qu’on y a accès, leurs motivations sont tout sauf machavéliques. Et c’est là une des grosses problématiques de Fallout 4, il n’y a pas de vrai méchant à affronter pour finir le jeu. Pas de fin donc à la Skyrim où l’on pouvait unifier les Impériaux et les Sombrages contre les dragons.

Arrivé là, on pourrait légitimement me dire « Mais tu as fait New Vegas, il n’y a pas non plus de vrai méchant dans New Vegas, ce sont aussi les différentes factions qui se mettent sur la tronche pour finir le jeu. » Déjà non, parce que dans New Vegas on peut finir en entubant tout le monde et pour sa propre tronche. Et doublement non, parce que dans New Vegas les factions étaient très clairement mieux écrites, on avait une bien meilleure exploitation des possibilités de factions/sous-factions permises par le moteur du jeu, et le système de réputation était génial, sauf évidemment jusqu’à l’approche de la toute fin, on ne se brouillait pas d’un coup d’un seul avec une des factions majeures, on pouvait toujours rattraper le coup. Et il y avait les vêtements de factions donnant des bonus de réputation, qui là aussi était un système extra.

Dans Fallout 4, il n’y a pas de mesure du karma, il n’y a pas de mesure de la réputation auprès des différentes factions. De base, si on est parti dans l’optique de rejoindre tout le monde pour faire un maximum de quêtes, on est pote avec tout le monde, jusqu’à généralement une quête en plein milieu de la progression de la faction qui va forcément vous brouiller définitivement avec une autre. Pas en toute fin avec une apogée épique qui se prépare comme la bataille du barrage Hoover dans New Vegas, non, en plein milieu de l’arbre de quête. Puis abruptement, comme ça, sans pouvoir rattraper quoi que ce soit. Alors que paradoxalement, lors de certaines quêtes précédentes, on peut, comme par exemple pour la bataille de Bunker Hill où on peut très bien la jouer fine, prévenir tout le monde et ne se fâcher au final avec personne.

Et on en revient dans tous les cas à ce que je disais plus haut, on suit apathiquement et on fait des choix sans être vraiment convaincu, mais parce qu’on a pas autre chose. Aucune des factions de mercenaires, de pillards, de super-mutants & cie n’a jamais d’autre relation avec le joueur que l’hostilité, et les autres éventuelles sous-factions sont juste là pour le décor le temps d’une quête : les Enfants d’Atome (du moins, ceux du cratère de la bombe, les autres étant forcément agressifs), les paranoïaques du Complexe à Covenant (qui au passage auraient très bien pu faire un pendant inverse au Réseau du Rail), les gangs mafieux… Le pompom étant celles de Far Harbor, qui restent strictement limitées à l’Île, alors qu’on aurait pu espérer une implication bien plus conséquente des Enfants d’Atome dans l’histoire principale dès rejoints…Alors apparemment dans l’extension Nuka World à venir en août on pourra rejoindre des pillards. Sauf que si c’est pour faire la même chose et nous cantonner ça à la zone de l’extension, clairement ce sera une déception.

Au final, il y avait tellement la place pour faire de ce Fallout 4 un grand jeu. Au lieu de ça, on se retrouve avec un monde immense, pas trop mal rempli, bourré de bonne idées, mais qui pour la plupart sont mal, à moitié ou pas du tout exploitées. Sans trop de doutes possibles le moins bon narrativement parlant des 3 Fallout de l’ère Bethesda en ce qui me concerne.