Mois: juin 2015

Changement de navigateur 2e partie : l’importance du système

Publié le Mis à jour le

Dans le billet précédent je faisais part de ce qui m’a poussé à me pencher de nouveau sur le choix d’un navigateur, et le choix final pour ce qui était du MacBook s’est porté sur Opera qui semblait effectivement coller avec ce que je voulais concernant la consommation de mémoire.

J’avais d’ailleurs abordé rapidement l’impact de la compression mémoire d’OS X, mais sans me douter qu’en vérité c’est un élément au final assez crucial pour comparer la consommation mémoire d’un navigateur, ou de tout autre programme d’ailleurs.

En fait, quand vous ouvrez le Gestionnaire des tâches sous Windows ou le Moniteur d’activité sous OS X/Linux, vous pouvez observer 3 manières différentes de gérer les processus qui s’ouvrent quand vous utilisez votre navigateur :

  • celle de Firefox/Safari où vous n’avez qu’un seul gros processus, sans liste déroulante pour en faire le détail, et éventuellement à côté des processus supplémentaires liés aux plugins ;
  • celle d’Internet Explorer où là encore vous n’avez qu’un seul processus mais que vous pouvez dérouler pour voir qu’à l’intérieur il se décompose entre les différents onglets que vous avez d’ouvert ;
  • celle de Chrome/Opera où cette fois vous avez toute une ribambelle de petits processus en plus de celui de base du navigateur, sans que vous sachiez trop à quoi ils correspondent puisqu’ils ont généralement tous le même libellé.

D’une manière générale, la compression mémoire d’OS X est bénéfique quelle que soit la manière employée : comme j’écrivais à propos de Firefox, même un gros processus d’1,1 Go va être dégraissé de 250 Mo. C’est tout aussi redoutable, voire plus, sur les multiples petits processus d’Opera, ce qui fait que sur la durée ce dernier l’emporte face à Firefox sur Mac grâce à 5-10 processus ne dépassant pas les 20-30 Mo chacun.

En revanche, sous Windows c’est moins évident, car point de compression mémoire, notamment au démarrage du navigateur où Firefox attaque à moins de 200 Mo, et où Opera par contre a déjà sa dizaine de processus à 20, 30 ou 40 Mo. Du coup, sur mon netbook avec Windows 8.1, je n’ai pas pu constater une meilleure gestion de la mémoire en installant Opera, par contre il est clairement plus rapide au démarrage.

Il faudra voir ce que ça donne sur la durée, car c’est souvent là que Firefox pèche, quand il s’agit de vider la mémoire : lorsque le navigateur est ouvert depuis longtemps, même en fermant des onglets il a tendance à garder une occupation mémoire élevée, quand sur les autres on voit clairement la mémoire occupée baisser.

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Firefox : va falloir faire quelque chose au sujet de la RAM, en attendant changement de navigateur pour les petites mémoires

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C’est un constat que j’ai fait depuis l’année dernière à vouloir mettre mon petit netbook sous Linux : Firefox est devenu affreusement gourmand. Même sur une installation toute belle toute neuve, le navigateur de Mozilla manquait franchement de réactivité. Alors certes, l’AMD E-350 ce n’est vraiment pas ce qu’on pourrait appeler un foudre de guerre, mais avec un SSD derrière, ça devrait compenser, et là où ça devient franchement problématique, c’est quand même avec un OS relativement léger derrière, le navigateur commence à se sentir à l’étroit avec 3/4 Go de RAM.

Ce qui m’a définitivement fait me poser la question de la pertinence de continuer à utiliser Firefox sur des machines n’ayant pas une quantité de mémoire phénoménale, c’est quand j’ai commencé à me pencher sur ce qu’il consommait comme mémoire sur mon MacBook, car là encore, et alors qu’on est sur du matériel nettement plus costaud, le patinage dans la semoule commençait à se faire sentir niveau réactivité de l’ensemble quand Firefox était ouvert en fond depuis un certain temps.

Si OS X a un gros avantage côté gestion de la mémoire grâce à la compression introduite avec 10.9 Mavericks, le constat est malgré tout sans appel : Firefox, avec 7 onglets d’ouverts sur des pages plus ou moins fournies, consomme 1,1 Go à lui tout seul, environ 250 Mo de moins en compressé (jolie démonstration au passage de l’efficacité de ladite compression mémoire). Sur les 4 Go qu’embarque mon MacBook, c’est assez énorme, et ça a pour conséquence d’accroître très significativement la pression mémoire qu’on peut observer dans le Moniteur d’activité.

Alors il y a bien une solution officielle, mais ce que propose Mozilla, qui nous pond depuis quelques années des versions de son navigateur à un rythme effréné dans sa lutte acharnée avec Google Chrome et qui nous a récemment introduit des fonctionnalités additionnelles type Hello dont personnellement je n’ai rien à cirer (et au vu des différents blogs que je me suis remis à suivre depuis quelques temps, je suis loin d’être le seul) au lieu de se pencher sur la ré-optimisation de son navigateur, c’est de tout bêtement redémarrer totalement Firefox de façon régulière.

Du coup, devant le fait accompli, j’ai décidé de dégager Firefox de mes portables. Entendons-nous bien : le navigateur au panda roux reste un très bon navigateur, mais qui commence de plus en plus à se couper des machines vieillissantes pourtant toujours largement plus que suffisantes au quotidien. Sur mes deux PC bureau, il tourne comme une horloge et n’impacte en aucune façon la réactivité du système autour, mais il y a 8 Go sur chacun derrière.

Donc que mettre à la place ? Le fait que ce soit pour OS X exclu d’emblée les quelques navigateurs 100% Windows ou 100% Linux, ou encore ceux du second portés sur le premier sans version Mac. Très clairement, autant dire qu’on ne perd pas grand-chose : les 100% Windows, ça regroupe majoritairement les rares Internet Explorer améliorés encore en activité ; les 100% Linux on a des navigateurs à l’ergonomie parfois douteuse cruellement peu avenants à utiliser, sans compter le manque de fonctions et la compatibilité/stabilité à scruter au cas par cas ; et enfin les entre-deux assez rares dans lesquels on compte notamment Midori, petit navigateur léger, réactif et peu consommateur de mémoire, mais qui ne m’a jamais encore convaincu sous Linux comme navigateur principal en remplacement de Firefox du point de vue de l’ergonomie et des fonctionnalités, donc peu de chances que je me plaigne de l’absence d’une version OS X.

Reste donc deux catégories, les 100% Mac, et les multi-plateformes. Dans les 100% Mac, on a Safari (qui est déjà mon navigateur principal sur le MacBook et qui me convient très bien à tous les niveaux, Firefox étant dans le cas présent le navigateur secondaire), Omniweb (navigateur Mac assez sobre aux origines assez anciennes mais dont la version actuelle c’est du « en développement », ce qui implique des fonctionnalités encore absentes et une interface en anglais uniquement, pas encore pour l’usage au quotidien donc), ou encore iCab (autre navigateur Mac simple et efficace dont l’apparition remonte à un joli moment, avec version française cette fois, mais c’est un shareware qui invite l’utilisateur à s’enregistrer à chaque démarrage). Pour les multi-plateformes, inutile d’aller chercher trop loin quand on cherche une alternative à Firefox : on a Google Chrome et Opera, sachant que le second est depuis quelques temps basé sur le premier. On parle aussi de Vivaldi, mais c’est grosso-modo exactement pareil, un Opera à la sauce Chrome qui veut réintroduire l’ergonomie et les fonctionnalités de l’ancien Opera abandonnées par le nouveau lors du changement d’orientation, sauf que ce troisième larron n’a pas encore de version finale, et qu’en ce qui me concerne mis à part l’apparence de l’interface en phase avec les modes actuelles dans les navigateurs, ça reste ce que j’avais déjà connu avec les précédentes versions d’Opera.

Chrome, c’est non d’emblée puisqu’il a lui aussi tendance à la RAMophagie, les petits plus Google n’y étant probablement pas étrangers. Opera en revanche semble avoir meilleure presse à ce niveau, puisqu’étant de fait un Chrome plus ou moins épuré et optimisé sur de nombreux points.

En conclusion, c’est sans doute ce dernier qui va remplacer Firefox sur mes portables. Sur le MacBook c’est déjà fait, la transition fut d’autant plus rapide qu’il a suffit de passer par l’outil d’importation depuis un autre navigateur pour récupérer historique, mots de passe enregistrés et autres joyeusetés, il ne restera plus qu’à voir ce que ça donne sur le netbook.