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S39 : petit retour sur le phénomène Bowsette

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Pendant que le web français débattait une nouvelle fois sur les élucubrations à la cons de polémistes/éditorialistes/paranoïstes/fouteursdemerdistes, l’Internet mondial donnait naissance à un nouveau personnage issu de l’univers de Super Mario, lui donnant dans le même temps une popularité aussi fulgurante qu’inattendue : Bowsette, ou Koopa-Hime/Princesse Koopa du côté du Japon. Et moi, je préfère largement la genèse d’une méchante princesse super cool aux débats sur des connards finis.

C’est qui, cette Bowsette ?

On va revenir rapidement sur l’origine, rapidement seulement parce que des dizaines de sites et centaines de vidéos le font déjà un peu partout.
Lors du dernier Nintendo Direct du 13 septembre, on a eu l’annonce d’une version Switch de New Super Mario Bros. Comme ce fut le cas avec les précédents volets, Big N ne se contente pas d’un simple portage et en profite à chaque fois pour rajouter de nouveaux personnages, niveaux, et objets. On a donc eu l’annonce qu’ils ajoutaient entre autres Toadette à la liste des personnages jouables, et qu’elle aurait un objet spécifique, la Super Couronne, lui permettant tout simplement de se transformer en clone de la Princesse Peach, avec toutefois quelques détails physiques issus de Toadette (notamment les couettes) et un nom particulier pour cette transformation, Peachette.
Suite à ça, le 19, un dessinateur poste sur le Net une page de BD dans laquelle Peach éconduit Mario comme Bowser suite à Super Mario Odyssey, le GM dépité sort la Super Couronne, et on voit ensuite Mario au bras d’une Princesse Peach au style assez radicalement différent…

Bowsette était née.

Le jour qui suit voit les différents réseaux sociaux et sites de partages artistiques comme DeviantArt ou Pixiv êtres littéralement inondés de dessins de Bowsette, chacun y allant avec son style tout en gardant le design défini par la planche qui a tout déclenché, jusqu’à même de célèbres mangakas au Japon, en faisant ainsi l’un des personnages créé par les fans le plus populaire de tous les temps, si pas le plus populaire puisque de mémoire je n’ai pas souvenir d’une autre création communautaire ayant eu un impact aussi large.

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クッパ姫

Du coup, comment on l’explique, ce phénomène Bowsette ?

Des tentatives d’explications, on en a déjà eu plein, notamment les 3 grandes fréquemment utilisées ces dernières années pour tout déclenchement d’engouement sur Internet dans ce style-là, mais j’ai trouvé ça à chaque fois assez réducteur compte tenu de l’ampleur que ça a fini par prendre. Je vais les lister, et vous expliquer pourquoi selon moi c’est insuffisant.

D’abord, on va les grouper ensemble, on a les fameuses deux « règles » d’Internet, la 34 qui veut que toute chose ait sa version porno sur le Web, et la 63 qui veut que pour chaque personnage masculin ou féminin existe sa contrepartie chez l’autre sexe.
Si ça colle effectivement avec la création de Bowsette, ça n’explique pas qu’elle ait été aussi largement diffusée.
Pour ce qui est de l’aspect « icône porno », ça existait pour les personnages de Nintendo depuis un sacré bail, je fais totalement confiance à l’Internet pour ça, l’Humanité se paluchait sur la Princesse Peach dans des scènes de sexe bien hardcore impliquant le père Mario, ou Bowser, voire les deux en même temps, depuis longtemps. Avec mises à jour au fur et à mesure du temps avec les différentes transformations de personnages dont l’univers numéro 1 de Big N est coutumier dans ses jeux. Donc autant dire qu’une nouvelle variation de Sa Majesté Toadstool n’aurait en temps normal pas fait plus de vague que ça.
Même chose pour le changement de sexe, du Bowser transformé en dragon-tortue femelle, ça s’était déjà vu, et généralement, ce genre de délire se restreint à un cercle pas si étendu que ça de fans sur certains sites bien particuliers, à l’image des versions porno. L’essentiel du public sur la Toile n’en entend généralement jamais parler, tandis que là, de moins en moins de gens n’ont pas eu au moins une apparition de Bowsette dans leurs différents fils un peu partout.

Mais du coup, se sont dit beaucoup de gens, si c’est diffusé largement sur les réseaux sociaux, c’est aussi un mème !
Là encore, oui…et non. Oui parce que comme caractéristique du mème c’est un nouvel élément culturel repris en masse, et non parce que généralement le mème est un peu un truc de feignasse, on se contente de le partager ou de le ressortir comme réaction dans une discussion, quand on le modifie c’est juste pour changer le texte qui va avec, ou retoucher un bout du montage d’image qui le constitue. Dans le cas de Bowsette, le personnage et son design ont été adoptés via la propagation désormais courante des mèmes, mais après on est passé dans une véritable dimension artistique de masse avec des fanarts absolument dans tous les sens, on est sorti très vite du contexte d’un simple mème.

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Entrer une légende

 

OK, d’accord, mais du coup, si c’est pas vraiment l’un des trucs habituels de l’Internet en 2018, pourquoi elle fait un tel carton ?

Pourquoi la Princesse Koopa est un concept de personnage qui fonctionne, et qui manifestement a massivement séduit en l’espace d’une semaine ?

Commençons d’abord par regarder Bowsette en elle-même.
Son design est vraiment classe, et a été approuvé de suite. Comme pour Peachette, on prend pour base la Princesse Peach, symbole de la jolie princesse/demoiselle en détresse par excellence, et on l’adapte pour que ça colle avec l’idée « le Grand Méchant Bowser devient une princesse », ce qui nous donne, sur la blonde aux grand yeux bleus, la robe qui passe du rose au noir, les colliers et bracelets à pointe, les cornes de chaque côté de la tête, la carapace à piquants dans le dos et la queue de dragon, avec flammes sortant de la bouche ou encore les boules de feu dans les mains en option. Rajoutez l’attitude qui va avec, parce qu’il est assez impensable d’imaginer un Bowser qui se mettrait à se conduire exactement comme Peach juste parce qu’il a changé d’apparence (on va y revenir), ainsi qu’éventuellement la taille/la carrure du roi Koopa, et vous obtenez le contrepied total de la princesse de conte de fée tout en restant finalement assez proche, une méchante princesse super cool.

Et ça marche. Ça marche parce que c’est totalement raccord avec l’univers de Mario, et ce sur de nombreux points :
– l’idée a émergée suite à la présentation d’un nouvel item officiel dans New Super Mario Bros. Deluxe, elle y est donc de base rattachée ;
– le père Bowser n’en serait pas à sa première transformation, loin de là, je suis retombé sur une autre au pif avant de me lancer dans la rédaction de cet article, dans Super Mario 3D World sur Wii U, il a une transformation en félin comme les personnages jouables ;
– par extension, le concept d’un Bowser qui, après s’être fait une énième fois battre par Mario et éconduire par Peach, s’emparerait de la Super Couronne pour l’utiliser sur lui dans le cadre de je ne sais quelle machination, n’est au final pas plus décalé que tout ce qu’il a pu échafauder comme plans bizarroïdes et au final foireux dans tous les jeux Mario où il est l’antagoniste ;
– enfin, faire une variante méchante de ses personnages iconiques, Nintendo l’a déjà fait avec Wario et Waluigi, qui sont en plus très appréciés du public.

Et je pense que ce dernier point est sans doute le plus important. Si Nintendo a sauté le pas de faire des alter-égos maléfique pour ses deux héros principaux, la firme n’a jamais appliqué cette recette pour son deutéragoniste, elle n’a toujours fait pour les différentes princesses introduites à la suite de Peach que des personnages au final très similaires, toujours sur le modèle de la demoiselle en détresse. Certes avec des apparences différentes, des pouvoirs différents et des motivations légèrement modifiées selon le contexte du jeu, mais globalement on est toujours resté sur des dérivés de la Princesse Peach, ce qui a probablement engendré, si pas une frustration, au moins un sentiment inconscient de lassitude chez le public.

Avec Bowsette, ce même public a massivement adopté la version Wario/Waluigi de la princesse, version qu’il attend depuis longtemps mais qui n’a jamais vu officiellement le jour. Alors probablement parce que cela impliquerait nombre de changements en terme d’image et de symbolique féminine : Bowsette n’est pas faible et fragile destinée à se faire enlever, elle est puissante et dominatrice pour conquérir le Royaume Champignon ; elle a pour l’essentiel l’apparence d’une douce princesse, mais elle a l’attitude indécente et sadique d’une Grande Méchante digne de ce nom. Ah, et du fait de rester Bowser à l’intérieur, extérieurement elle est homosexuelle aussi, puisqu’elle est amoureuse de Peach, et son objectif reste de l’enlever pour se marier avec…

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D’accord, mais dans la page de BD…

…elle semble sortir avec Mario. Je sais. Sauf que si l’essentiel des éléments créatifs autour de Bowsette sont impeccables dans l’optique d’en faire un personnage crédible à ajouter à l’univers de Mario, celui-là il est à jeter à la poubelle. Tout simplement parce qu’il détruirait totalement l’équilibre narratif qui s’est mis en place depuis toutes ces années.

On se moque souvent du côté soit-disant simpliste de l’histoire dans les jeux Mario, et on peut difficilement nier qu’effectivement, c’est toujours plus ou moins la même chose : Bowser veut se marier avec Peach et régner sur le Royaume Champignon, il concocte un plan, s’entoure de serviteurs, vole des items un peu partout, construit des trucs (forts, châteaux, vaisseaux volants, etc.), déclenche le tout en enlevant la princesse, Mario part à travers le monde défaire le plan de Bowser pour la sauver, et bat Bowser qui reprend à l’épisode suivant toutes ces étapes depuis le début.

OK, c’est simple. Mais avec les différentes variations de thème et de contexte que Nintendo a concocté au fur et à mesure, ça a toujours marché, après tout l’idée c’est juste d’avoir un prétexte un minimum crédible et cohérent pour partir à l’aventure en incarnant Mario.

Sauf que si d’un seul coup, le méchant devient une princesse (et visiblement en prenant d’un coup d’un seul l’attitude qui va avec, ce qui n’est pas crédible d’un point de vue développement du personnage) et sort avec le héros parce que la vraie princesse les a renvoyé bouler tous les deux, c’est fini, terminé, y a plus d’histoire pour partir à l’aventure. Enfin si, il y a une histoire pour des fan-fictions à deux balles, mais l’engouement mondial autour de Bowsette, ça s’est évidemment accompagné de l’espoir de la voir débarquer dans le canon officiel de Nintendo, or pour qu’elle puisse avoir une maigre chance d’y arriver, il faut qu’elle puisse servir de prétexte à faire un jeu, parce que je vois mal Big N, pour quelque chose d’aussi symbolique vu qu’on est au même niveau que l’introduction de Wario sur le coup, officialiser ça juste pour un Smash Bros, un Mario Kart, ou un Mario Tennis comme ce fut le cas pour Waluigi. Ce serait trop léger. Pour le coup de tonnerre que constituerait le fait d’introduire officiellement l’alter-ego maléfique de la princesse, il faudrait au moins un jeu, et dans l’idéal, un où elle est l’héroïne, comme Wario Land à l’époque, ou le Super Princess Peach sorti en 2005 sur DS.

Ah, et dans les trucs qui seraient à éviter avec Bowsette : il faut que ça reste une transformation de Bowser. Si jamais Bowsette était un autre personnage à part entière, le plus évident étant en la plaçant comme réponse à la question « il sort d’où Bowser Jr ? », c’est pareil, ça serait mauvais car dénué de sens, pourquoi Bowser continuerait à vouloir enlever Peach s’il a déjà une princesse qui lui ressemble énormément sous la patte ?
Idem d’en faire, je sais pas, la sœur de Bowser, sa cousine, ou je ne sais quoi d’autre, c’est non. L’aura de Bowsette, ce qui fait que tant de gens ont instantanément accepté l’idée, c’est qu’elle est le Grand Méchant. Elle est Bowser, du coup y a pas besoin de se triturer les méninges, ça marche de suite, si tu sais qui est Bowser, tu sais qui elle est, y a juste à raconter comment c’est arrivé.

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Voyez, c’est même une maman célibataire responsable, elle est déjà Tous Publics – 1日1時間!

Bref.

Y aurait certainement encore des choses à dire pour préciser certains points, mais je pense qu’on a déjà pas mal fait le tour des grandes lignes. Maintenant la balle est dans le camp de Nintendo, d’autant qu’avec la sortie de l’artbook de Super Mario Odyssey, on a eu l’officialisation que ça leur trottait eux aussi dans la tête, avec une ébauche de scène où Bowser lance son équivalent de Cappy sur Peach et en prend le contrôle avec là aussi les modifications physiques qui vont avec. Très honnêtement, ça n’est visuellement pas aussi cool que Bowsette, mais je suppose que ça donne de vraies chances à cette idée de faire son chemin dans un prochain jeu. Le seul truc, c’est que vu l’engouement énorme et spontané fait à la version qui inonde en ce moment le Web, le géant japonais marche un peu sur des œufs avec ça, il aurait presque tout intérêt reprendre Bowsette quasiment à l’identique pour surfer sur la vague et éviter les déceptions. Surtout que comme on l’a vu au long de l’article, en l’état, le concept est parfaitement viable tel quel, et puis très franchement, sur le coup, on a rarement fait plus clé en main pour une intégration de la communauté vers le canon officiel.

Allez, sur ce, comme il est de circonstance :

Gloire à Sa Tyrannique Royale Majesté, Notre Princesse Maléfique Bowsette !

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Le Tiers 6 de réputation sur Star Trek Online

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Cryptic en avait parlé lorsqu’ils avaient annoncé l’extension de fin d’année pour Star Trek Online, celle à thématique Discovery, le système de réputation auprès des différentes factions va gagner un tiers supplémentaire, ils ont commencé à en donner les détails.

Alors je passerai sur le fait que ça va très certainement prendre des plombes pour y arriver, mais bon, j’ai un rythme de marathonien pas pressé sur STO, ça viendra à terme.

Non, le plus intéressant ici c’est évidemment le contenu ajouté. Bien sûr, on a une hausse des bonus sur les différents traits que débloquaient jusque-là la maximisation de la réputation, des dégâts causés par les sets d’armes, mais trois éléments ont surtout attiré mon attention :

  • le parrainage automatique pour le compte : ça, c’est très bien. Jusque-là, une fois que vous aviez atteint le tiers 5 d’une réputation avec un personnage, vous pouviez lancer un projet de cette réputation pour générer un jeton de parrainage, que vous faisiez ensuite passer à un autre personnage pour qu’il ait moins à en suer pour monter les différents niveaux. Mais 1) ça impliquait d’à nouveau mettre des ressources de réputation pour générer le jeton, et 2) fallait faire ça à la mano pour chaque réputation sur chaque personnage. Autant dire que si comme moi au fil du temps vous avez un personnage de chaque faction/variante de faction, ça commence à faire beaucoup. D’ici quelques mois, tout ça c’est terminé, et c’est pas plus mal. En plus, histoire de couronner le tout, ça débloquera aussi automatiquement des réductions sur les projets d’équipements de faction, donc encore plus d’intérêt.
  • les récompenses premium : encore une autre bonne chose, à chaque déblocage de tiers 6, on recevra gratuitement deux objets qui ne sont obtenables actuellement que via la boutique premium, à savoir un jeton de ré-entraînement de personnage, et un module de flotte (qui permettent d’acheter les variantes flotte des différents vaisseaux disponibles, qui sont légèrement meilleures que les standards). Des contenus premiums, donc d’ordinaires voués à vous faire passer à la caisse, ça ne se refuse jamais.
  • les types d’énergie alternatifs : alors là, je suis nettement plus mitigé. A l’heure actuelle, les sets d’armes de factions sont du type d’énergie qui, dans le canon de Star Trek, correspond à la technologie utilisée par la faction en question. Pour les Romuliens et les Borg, des armes à plasma, pour les Terrans de l’Univers Miroir c’est du disrupteur, antiproton pour les Iconiens, etc. C’est thématique, ça donne une spécificité. Si là on peut choisir le type d’énergie qu’on veut, quel est l’intérêt ?

Le but c’est pas que tout nous soit donné tout cuit dans la bouche, et ça c’est un peu le problème que j’ai avec l’évolution du contenu actuellement. Avec Victory Is Life, la dernière extension en date, on a eu un truc un peu du même genre, les Romuliens qui peuvent accéder aux vaisseaux de la faction alliée qu’ils ont choisie, idem pour les Jem’Hadars, vu qu’il n’y a pas de faction Dominion. Sauf que non, juste non, si je veux jouer avec les vaisseaux de la Fédération ou de l’Empire Klingon, je fais un perso Fédération ou Klingon, ce que d’ailleurs beaucoup de joueurs ont déjà fait. Faire un personnage romulien ou jem’hadar, c’est pour les jouer comme tel. Et le jeu en ce moment est dans une mauvaise passe là-dessus, soit par souci d’économie, soit par fainéantise, Cryptic semble de moins en moins enclin à proposer du contenu vraiment spécifique aux différentes factions pour en mutualiser un maximum (1 seule pauvre mission exclusive pour les persos Jem’Hadars ? Sérieusement, même pas au moins un arc entier ?).

On verra bien ce qu’apportera le changement de producteur exécutif, mais j’avoue qu’en ce moment, les nouveaux contenus sont systématiquement à moitié décevants, pour un jeu qui a passé ses 8 ans cette année, ça pourrait commencer à devenir inquiétant.

De l’optimisation des OS modernes

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J’avais un peu laissé ça de côté, j’ai revu passer aujourd’hui un article sur la version de Windows 10 sous-titrée « Lean », qui serait une version allégée/optimisée du dernier OS de Microsoft.

Cela m’a fait penser à la même chose chez Google avec ses Android Go (version d’Android optimisée pour les appareils pas cher avec le matériel faiblard qui vient avec) et Android One (qui permet enfin d’avoir un Android base avec un processus de mises à jour à peu près centralisé).

En gros, on a deux acteurs majeurs des systèmes d’exploitation modernes qui ont suivi plus ou moins le même parcours, à savoir ne se soucier qu’à minima du problème de l’optimisation de leurs produits, parce que ratissons le plus large possible, et qui se retrouvent après quelques années avec, dans le cas de Windows, des myriades de machines pas cher vendues avec 32 Go de stockage et qui ne peuvent même pas procéder aux mises à jour tellement il reste peu de place disponible, même avec une installation de base. Dans le cas d’Android, des millions d’appareils connectés aux réseaux mobiles avec des failles de sécurité dans tous les sens parce qu’ils n’ont jamais ou pratiquement pas eu de mises à jour, faute d’intérêt de la part des constructeurs qui préfèrent sortir un nouveau modèle embarquant la version suivante plutôt qu’assurer le processus de suivi logiciel, plus les gros problèmes d’optimisation avec des terminaux peu chers qui rament plus ou moins selon les versions quand on commence à les utiliser normalement, obligeant à prendre des appareils à la fiche technique surdimensionnée si on veut un minimum de confort à l’usage.

On pourrait me rétorquer que contrairement à Apple qui ne doit gérer que le nombre limité de modèles qu’elle a à son catalogue, on parle ici des deux mastodontes de la quantité qui tournent sur tout et n’importe quoi comme matériel, rendant le processus d’optimisation plus difficile. Sauf que justement l’arrivée de ces versions plus économes en ressources, donc très probablement mieux conçues, rend ce contre-argument totalement caduque : ils peuvent optimiser leurs produits, ils sont en train de le faire, ça fait juste mal au fondement de savoir qu’ils nous ont fait poireauter aussi longtemps avec des produits inconfortables à utiliser, juste parce que pendant des années ils ont mis l’ajout de fonctionnalités à la place de l’optimisation en haut de leur liste des priorités.

Pourquoi la stratégie de porter les jeux mobiles sur Switch en versions plus sérieuses, ça peut ne pas être une mauvaise idée.

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En regardant ma boîte mail ce midi, j’ai pu découvrir une newsletter en provenance d’Atari faisant la promotion d’un crowdfunding pour porter Rollercoaster Tycoon, son excellente et vénérable franchise de jeux de gestion ayant pour thématique les parcs d’attaction, sur Switch. Et pour être plus précis, il s’agirait de prendre comme base Rollercoaster Tycoon Touch, deuxième itération en 3D de la licence sur iOS et Android après Rollercoaster Tycoon 4 Mobile qui lui était en 2D.

L’idée n’est pas nouvelle, et a même déjà été mise en pratique par un autre éditeur, Microïds, avec l’adaptation sur la console hybride de Gear-Club, un jeu de course free-to-play dans la lignée des Real Racing et autres Asphalt qui dominent de la tête et des épaules le genre sur mobiles.

Dans l’absolu, le concept de pouvoir jouer aux bons voire très bons jeux mobiles, tout en étant débarrassé des parfois plus qu’agaçantes mécaniques inhérentes au modèle économique free-to-play, est plutôt attirant.

Dans la pratique, si Gear-Club n’est pas mal du tout sur mobile, le passer quasiment tel quel sur Switch, le prix d’une version boîte en plus et les limitations du free-to-play en moins, s’est avéré faire beaucoup trop léger pour un jeu de ce type, surtout quand une fois sur console on trouve en face les monstres sacrés du genre que sont les Forza, Gran Turismo, GRID, Need for Speed et autres Project Cars. Même par rapport à d’autres jeux de courses sur la précédente génération pas vus sur l’actuelle, comme des Test Drive Unlimited, ou des Project Gotham Racing, le compte n’y est pas.

Du coup, on pourrait craindre que l’histoire se répète à l’avenir, à commencer par ce portage de Rollercoaster Tycoon Touch, mais je pense qu’il est un peu tôt pour s’alarmer. Car si effectivement dans le cas de Gear-Club on a affaire à un jeu mobile qui n’est pas en mesure de concurrencer les productions habituelles sur consoles traditionnelles si porté tel quel, ça ne sera pas nécessairement le cas de toutes les productions qui ne manqueront pas de suivre le même chemin. Nombreux sont les bons titres F2P qui auraient la profondeur et le potentiel pour bien figurer sur les machines de jeu, une fois rééquilibrés avec sérieux pour revenir à des mécaniques de progression plus classiques, et à ce titre il me semble que Rollercoaster Tycoon Touch en fait partie.

Déjà sur mobile, RCTT a pas mal d’atouts à faire valoir. Les développeurs ont opté pour un modèle F2P nettement moins contraignant que son cousin Rollercoaster Tycoon 4 Mobile, s’inspirant plus d’un Fallout Shelter, avec un système de boîtes/decks de récompenses aléatoires, que des habituels jeux de gestion gratuits qui collent timers et monnaies premium dans tous les sens. Si l’on ajoute une profondeur correcte dans l’aspect gestion, un contenu conséquent, un éditeur de montagnes russes tout aussi complet que ses prédécesseurs sur PC, et un moteur graphique qui tient la route, ça donne déjà une base relativement solide.

Avec quelques raffinements supplémentaires, nulle doute que ce futur Rollercoaster Tycoon sur Switch pourrait aisément se faire sa place dans la catégorie des jeux de gestion accessibles. Car oui, il faudra ensuite ne pas se leurrer quand à l’objectif, on est pas ici sur un jeu qui sera capable d’aller rivaliser avec les possibilités énormes d’un Planet Coaster. Par contre, il sera tout à fait à même de venir se poser en successeur des anciens concurrents de Rollercoaster Tycoon que furent les feu-Theme Park, à savoir des jeux de gestion plus accessibles et orientés fun, tout en gardant quand même une partie gestion suffisamment fournie pour capter l’intérêt sur la durée.

Pour en savoir un peu plus, voici le lien vers la page du crowdfunding :
https://www.startengine.com/atari-game-partners

On continue, malgré tout.

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Cela faisait un petit moment que je n’avais pas écrit de nouvel article. Nouvelle année ou pas, je l’avoue, c’est surtout à cause d’un cocktail de fatigue due au boulot, de manque de temps fortement lié au boulot, et de cette manie totalement incorrigible de commencer quelque chose de créatif sans jamais le finir, ou dans très longtemps.

Un petit article de temps en temps, même pour ne pas parler de grand-chose, c’est toujours plaisant. D’abord personnellement, ça permet de se sortir quelques idées de la tête et de les mettre quelque part, même s’il faut bien admettre que d’après le compteur WordPress, j’écris le plus souvent pour moi et moi seul.

Puis, ça permet de faire perdurer ce qui tend à disparaître, d’après beaucoup. Je vois passer de plus en plus « d’anciens » du Web, à savoir toute la génération qui l’a naître pour le grand public et qui l’a vu évoluer, pas celle qui est née le nez dedans, faire un état des lieux critiques. Internet ne serait plus comme avant.

Quelque part, c’est vrai. Internet, c’est passé de la page Web perso ou collective, qu’on se faisait à la mano en HTML, ou WYSIWYG avec des éditeurs comme celui de la suite Netscape, et qu’on balançait chez l’un des innombrables FAI de l’époque bas débit, à cette domination des réseaux sociaux et des plate-formes de partages vidéo, en passant par l’époque des gros sites communautaires où on groupait déjà du mail, du chat et de l’hébergement de pages, sans oublier la grande période des Skyblogs, Blogger et autres plate-formes de blogs.

En l’espace de 25 ans, le Cyberespace a considérablement changé, parce que la technologie a évoluée, permettant de mettre en ligne toujours plus vite des contenus toujours plus riches, et parce qu’il a continué de se démocratiser, de s’ouvrir à un public de plus en plus large. Oui, c’est vrai, l’Internet d’aujourd’hui c’est Facebook, Google, Amazon, Twitter, Youtube, des géants du Net toujours plus énormes, toujours plus dominants, du pompage de données, de contenus à gogo, de la surveillance de nos voyages sur la Toile dans tous les sens. Et de plus en plus de dérives vers l’idiot, le stupide, le nauséabond, l’immonde. Parce qu’il y a de plus en plus de monde sur les réseaux, il y a de plus en plus d’idées, de visions, que le monde physique séparait et que le monde virtuel a brutalement mis en face-à-face.

Je comprend parfaitement que ça ne plaise pas à beaucoup « d’anciens ». Ils sont pour beaucoup tombés ces temps-ci dans leur crise envers cet Internet qu’ils voient dériver, avec l’Internet « d’avant » qui disparaîtrait au profit de l’Internet « de maintenant ». C’est vrai que de ce qui est resté des époques successives que j’évoquais plus haut, on a eu des pertes. Enfin, des pertes, c’est toujours là, quelque part. Les pages persos à l’ancienne, juste pour faire partager sa passion avec d’autres, sont toujours là, on peut toujours en faire même si c’est devenu plus galère, c’est juste qu’à l’époque du « on ne passe plus que par les réseaux sociaux », ça veut dire ne plus attirer grand-chose comme trafic si l’on ne va pas balancer ses liens partout où sont les gens, ou en tout cas l’énorme masse de gens qui n’utilise en pratique le Web que pour balancer banalités et autoportraits sur Facebook & co. Idem pour les forums, les plate-formes de chat, et évidemment les blogs.

Je pense qu’au fond, c’est comme pour la vie de tous les jours : on a perdu l’aventure. L’Internet des débuts, puis l’Internet des blogs, ça donnait « corps » à l’idée d’un Cyberespace. C’était comme un continent supplémentaire où on aurait toujours de nouvelles destinations à partir explorer, je pars à la découverte de nouveaux sites, je vais sur le blog du copain c’est comme si je faisais virtuellement un saut chez lui. Et maintenant, c’est devenu comme la télé, on reste devant son Facebook, son Twitter, on voit tout passer dessus sans en bouger, c’est tout juste si on prend la peine d’aller réellement regarder vers quoi emmènent les liens qui défilent dans les flux d’actualités, le pire étant quand lesdits liens envoient vers d’autres flux de contenus qui s’agglomèrent sans discontinuer. Certainement que ça donne une nostalgie de l’époque où on ne faisait pas la course à qui inondera le plus ces plate-formes, où on faisait probablement plus attention à ce qu’on mettait en ligne.

Je veux dire, prenez l’exemple de ce blog, et de cet article. Je me suis mis devant, et j’ai pris le temps de le faire. De m’arrêter et de réfléchir à ce que je voulais raconter, même si très certainement au final c’est parti un peu dans plusieurs sens et qu’on pourra me reprocher de ne pas développer certaines pistes. De prendre le temps de l’écrire. Et de le faire tout en sachant que ça va sans doute juste rester là, en ligne, accessible, mais pas forcément lu, trouvé par d’autres. On ne fait pas vraiment ça sur un réseau social. On est dans la réaction immédiate, on balance son avis en instantané sur quelque chose, on poste des choses pour lesquelles on attend un retour. C’est très rare de retrouver l’équivalent d’un article de blog ou de page perso dans un contenu envoyé sur Facebook, certains ont tenté à un moment de le faire, ils ont le plus souvent laissé tomber.

D’ailleurs, c’est très embêtant pour les idées. Je parlais plus haut de tout ce qui était séparé physiquement et qui s’est retrouvé tout mélangé sur Internet, ça devient encore plus un foutoir généralisé quand en plus les gens communiquent sans filtre sur les réseaux sociaux, et à fortiori quand une quantité phénoménale de on-dits vient mettre son grain de sel. Dans le monde physique, on va trouver des milliers de raisons pour lesquelles on ne va pas, comme ça, gratuitement, balancer des vacheries à la figure des gens. Attention, je sais très bien que certains le font, mais on appelle ça des grandes gueules quand on est poli, et en général ce sont de gros cons finis qui en payent quand même les conséquences plus ou moins vite. Sur Internet, sur les réseaux sociaux en tout particulier, les barrières qui font qu’on est pas un salaud avec le premier venu tombent toutes plus ou moins. Tout en restant dans un cadre parfaitement légal, les individus peuvent se transformer, consciemment ou non, en salopards de première catégorie, tout particulièrement dans le contexte de masse. Je voyais récemment une discussion dans les commentaires d’une page Facebook relativement neutre, pas politique, pas pro ni anti quelque chose, assez généraliste, une opinion contraire à la majorité des commentateurs en ligne à ce moment-là a valu à la personne qui l’a exprimé l’équivalent en réaction virtuelle à ce qui serait passé pour de vrai à un tabassage public par une foule en colère. On est sur un niveau de réaction à fleur de peau tout droit direction le plus extrême qui fait tout simplement froid dans le dos.

Enfin bref, pour en revenir à notre Internet qui fait son chemin, oui, je comprend qu’on en vienne déjà à regarder certaines périodes de sa courte histoire avec nostalgie, je comprend pourquoi. Et les quelques-uns qui ont décidé que tout est désormais pourri ont tout autant raison que tord. La Toile est une vaste chose, reflet déformé de notre monde réel, mais il ne faut jamais oublier que ce cyberespace reste totalement artificiel, ne contient que ce que l’humanité a bien voulu y placer, et n’est dominé que par ce et ceux que cet immense inconscient collectif laisse faire. Après tout, petits êtres de chair que nous sommes, notre perception a ses limites, le trop grand a tendance à vite nous dépasser, et Internet en est déjà là pour l’utilisateur seul, même pour ceux qui y réfléchissent intensément.

Mais on continue, malgré tout.

Retour sur Ubuntu

Publié le Mis à jour le

Ça faisait  un joli moment que je n’avais pas touché à Linux. Ma dernière tentative remontait  à des versions d’Ubuntu, Fedora ou encore OpenSUSE il y a 2/3 ans de ça, et j’avais fait d’autres essai plusieurs fois sur des versions plus anciennes sur les machines de bureau successives que j’ai eu.

Cette fois, après avoir récupéré deux portables commençant à accuser leur âge (2004 pour l’un, 2005 pour l’autre), au moment de les formater, je me suis dit que j’en avais vraiment marre de Windows XP, ce vieux machin qui prend 3 plombes à installer à cause de ses mises à jour et que j’ai décidément trop réinstallé et utilisé. En plus, avant que je ne formate le disque de chacun des portables, l’OS de Microsoft accusait vraiment le coup, comme souvent avec les installations d’XP qui commencent à prendre de l’âge. Non, vraiment, globalement, j’en ai ma claque de Windows XP.

Avant d’aller plus loin, les portables en question.

Le premier est un Toshiba Satellite M70-225. C’est une configuration à base d’Intel Pentium M, ici cadencé à 1,73 GHz, processeur 32 bits simple cœur disposant de 2 Mo de cache L2. Il est accompagné de 1,5 Go de DDR2 533 MHz et du disque dur d’origine, un Toshiba de 100 Go à 5400 tr/min en SATA. L’écran est une dalle 15 pouces avec du 1280×800 en résolution native, le tout animé par un chipset intégré Intel GMA 900 128 Mo partagés avec la mémoire vive. Outre les habituelles carte Wi-Fi et touches spécifiques aux claviers d’ordinateurs portables, le Satellite M70-225 dispose d’un lecteur de cartes SD/xD/MS.

Le second est un Packard Bell EasyNote B3600. Cette fois, on passe sur une configuration un peu plus ancienne basée sur un Sempron Mobile 3000+ de chez AMD cadencé à 1,8 GHz, lui aussi 32 bits et simple cœur mais ne disposant que de 128 Ko de cache L2. Côté mémoire, 1 Go de DDR 400 MHz, et côté disque, un Seagate Momentus 4200.2 de 50 Go à…4200 tr/min en IDE (depuis des années je me dis que ce portable est étrangement peu véloce malgré l’augmentation de mémoire vive et même la config en général…mais c’est parce que niveau disque, autant je savais pour la connectique IDE, autant  je viens de découvrir que niveau disque c’est encore pire que ce que je croyais…). L’écran, lui, est un 14 pouces avec en résolution native du 1024×768 animé par une puce graphique VIA/S3 Unichrome Pro de 64 Mo là aussi partagés avec la mémoire vive. Lui n’a par contre aucun périphérique particulier hors des classiques.

Alors à partir de là, j’avais plusieurs options. La première, c’est celle de quand même repartir sur une installation de Windows XP malgré le fait que me retaper une énième fois l’installation et surtout la mise à jour complète horriblement longue me gonfle au plus haut point. Je l’ai fait sur le Toshiba, seulement, Windows oblige, il a fallut que je fouille le site support du constructeur pour arriver à récupérer de quoi faire fonctionner la totalité des touches annexes, et je n’ai tout simplement jamais réussi à faire reconnaître le lecteur de carte à l’OS.

La seconde solution qui s’offrait à moi était d’installer un système Microsoft plus récent. Problème, je n’ai à ma disposition qu’un Windows 7 64 bits, alors qu’aucun des deux portables, hormis si je tente l’installation d’un Athlon 64 Mobile sur le Packard Bell, n’est équipé de processeur adéquat (au passage, merci Microsoft de ne pas faire comme Apple avec Mac OS X en ne mettant pas les deux types d’installation sur le même disque et en faisant une licence différente en fonction de la version choisie).

Et puis j’ai vu passer les news sur la sortie d’Ubuntu en version 12.04, LTS (Long Term Support) qui plus est. Là s’est ouverte ma troisième option : oui, après tout, pourquoi pas une distribution Linux très orientée grand public comme Ubuntu ?

Alors les puristes me répliqueront qu’Ubuntu, ça commence à pencher vers le propriétaire, l’interface Unity qui remplace Gnome c’est pas génial, etc. M’en fous. La chose que je recherchais en réinstallant Ubuntu sur  les deux PC portables, c’est un OS qui soit bien plus moderne que Windows XP, qui soit au moins aussi performant à l’usage sur ces deux machines plus toutes jeunes, qui reconnaisse la totalité du matériel et qui soit totalement fonctionnel pour une utilisation quotidienne lambda sans que j’ai à faire des myriades de manipulations, notamment via ligne de commande, pour parvenir à ces objectifs.

Et c’est une réussite complète. Dès le lancement de l’installation, que ce soit pour le Toshiba comme pour le Packard Bell, toute la connectivité réseau était reconnue et utilisable pour faire les mises à jour du système dans l’installeur. Au premier lancement, tout était parfaitement fonctionnel, que ce soient l’intégralité des touches spéciales (volume, luminosité, etc.), le lecteur de cartes du Toshiba ou l’accélération 3D sur les deux. Justement, concernant l’accélération 3D, s’est imposée automatiquement une différence entre les deux machines : le Toshiba a basculé directement sur l’interface Unity 3D avec tous les effets accélérés par le GPU, tandis que le Packard Bell doit lui s’accommoder d’Unity 2D, ce qui est assez logique étant donné que la puce Unichrome Pro n’est qu’une mise à jour des vieilles puces Savage4/Savage 2000 de chez S3, des GPU conçus  fin des année 90/début 2000. Le GMA 900 d’Intel, lui, a été conçu 5 ans plus tard. De fait, sous Linux, c’est Intel qui se charge directement du développement des pilotes pour ses puces graphiques, tandis que pour les puces VIA/S3, c’est une communauté de plus en plus restreinte qui s’en charge, et l’accélération graphique du bureau n’est visiblement encore qu’un doux espoir sur ces IGP…

Mais bon, dans l’ensemble, tout fonctionne à merveille sur les deux portables. L’interface Unity est certes un peu déroutante malgré son concept à mi-chemin entre Mac OS X et les OS pour smartphones/tablettes, pourtant on s’y fait finalement assez vite, et dans l’ensemble, Ubuntu tout aussi bien qu’un Windows XP sur ces deux portables (le Packard Bell se montre quand même forcément un peu moins réactif que le Toshiba, mais ça devrait s’améliorer quand je l’aurais débarrassé de cet escargot qui lui sert de disque dur) en ayant un aspect et des fonctionnalités résolument plus d’actualité.

Pour finir, je vais parler brièvement de la Logithèque Ubuntu. À l’époque où j’avais essayé Ubuntu pour la première fois, il y avait le traditionnel gestionnaire de paquets (concept commun à la quasi-totalité des distributions Linux qui j’ai eu l’occasion d’essayer), et il y avait aussi un gestionnaire d’applications dans lequel on pouvait chercher, télécharger et installer en un clic les logiciels dont on a besoin. J’avais trouvé ça absolument génial, sachant que rien de similaire n’existait pour Windows. C’était les prémices des App Store et compagnie que l’on retrouve de plus en plus sur tous les OS que l’on a l’occasion d’utiliser dans la vie de tous les jours. La Logithèque Ubuntu n’est ni plus, ni moins que l’évolution logique du gestionnaire d’application et du gestionnaire de paquets dans une interface similaire à tous ces nouveaux catalogues d’applications en ligne. Personnellement, j’adhère totalement au concept pour la simple et bonne raison que c’est encore plus clair et encore plus simple d’utilisation que ça ne l’était auparavant !