Linux

La cuvée début 2016 de ScummVM

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J’étais un peu passé à côté de l’info puisque ça date du 4 mars (ça m’apprendra à ne pas me tenir à ma promesse interne de faire enfin un vrai suivi sur ce blog): l’équipe derrière l’excellent et totalement indispensable ScummVM, interpréteur permettant de faire tourner sur de nombreuses plateformes la majorité des légendes du jeu d’aventure, ont sorti en ce début d’année une version 1.8.0.

Comme d’habitude, outre les corrections et améliorations dans la prise en charge des différents moteurs, on a droit à une liste de 10 nouveaux jeux compatibles avec le logiciel :

  • Amazon: Guardians of Eden
  • Beavis and Butthead in Virtual Stupidity
  • Les Chevaliers de Baphomet 2.5 : Le Retour des Chevaliers du Temple
  • Les Dossiers secrets de Sherlock Holmes: L’Affaire de la rose tatouée
  • Les Dossiers secrets de Sherlock Holmes: The Case of the Serrated Scalpel
  • Labyrinth of Time
  • Rex Nebular and the Cosmic Gender Bender
  • Sfinx
  • Zork: Grand Inquisitor
  • Zork Nemesis : Les Territoires interdits

J’avoue que même en tant que vétéran du point’n click, du fait d’adorer ce genre de jeux depuis facilement 20 ans (nom de Zeus, le coup de vieux en disant ça), au fil des versions de ScummVM on entre de plus en plus en territoires inexplorés en ce qui me concerne. Cette fois, les Zork je connais, jamais joué mais j’avais fait assidument la lecture de la soluce il y a bien des années dans un vieux magazine, les Sherlock Holmes j’ai déjà vu passer sur des sites d’abandonware et il y a de fortes chances que je les récupère dans les jours qui viennent. Pour le reste, mis à part Rex Nebular dont j’ai de vagues souvenirs, toujours dans les magazines de l’époque, c’est Terra Incognita. Oui, même le Baphomet 2.5, car je n’ai jamais vraiment mis le nez dans les opus fanmade de cette saga que j’adore, dont il faudra un jour que je me fasse justement les opus venus après Les Boucliers de Quetzalcóatl (notez que j’ai réussi à l’orthographier du premier coup, accent mis à part), mais bon, que voulez-vous, les deux premiers sont justement si excellents que j’ai jusque-là toujours préféré y rejouer que tenter le 3 (que j’ai quand même eu à une époque, et qui m’avait tellement déçu niveau maniabilité, foutue mode du passage à la manette dans les jeux d’aventure au début des années 2000, je m’étais retrouvé complètement coincé sur un passage à la con où le personnage court face à la caméra, j’avais revendu le jeu sans jamais le finir) le 4, ou encore plus récemment les épisodes du 5.

Pour en revenir à cette nouvelle version, à noter aussi un portage spécifique à destination du Raspberry Pi, je suppose pour Raspbian, nouvelle preuve que ce petit ordinateur pas cher commence à devenir de plus en plus intéressant pour qui veut se monter une machine rétro ratissant le plus large possible.

En bref, ScummVM, c’est toujours aussi excellentissime quand vous adorez les bons vieux jeux d’aventure à la souris, donc si c’est votre cas, c’est par ici que ça se récupère :

http://www.scummvm.org

Le programme du mois de mai.

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Nous sommes en mai, 1ère édition du planning mensuel !

Si ce 5e mois de l’année n’est pas forcément le plus prolifique, nombre de gros évènements geeks étant réservés au mois de juin (E3, WWDC…), celui que nous abordons sera quand même bien rempli…

  • 2 mai (si les Dieux des magasins d’application le veulent bien) : sortie iOS et Android de Star Command, jeu indépendant de gestion de vaisseau spatial au look rétro financé l’an dernier par Kickstarter
  • 4 mai : sortie des Hauts Elfes (livre d’armée + nouvelles figurines) pour Warhammer Battle
  • 4/5 mai (sauf modification de dernière minute) : sortie de la version 7 de Debian, l’une des plus emblématiques distribution Linux
  • sortie de Legacy of Romulus, la première extension de Star Trek Online
  • sortie de Mars: War Logs, un RPG action made in France
  • 4 nouveaux épisodes de la 3e saison de Game of Thrones
  • les 3 derniers épisodes de la 6e saison de The Big Bang Theory
  • si tout va bien, sortie de la mise à jour 10.8.4 pour OS X Mountain Lion

Retour sur Ubuntu

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Ça faisait  un joli moment que je n’avais pas touché à Linux. Ma dernière tentative remontait  à des versions d’Ubuntu, Fedora ou encore OpenSUSE il y a 2/3 ans de ça, et j’avais fait d’autres essai plusieurs fois sur des versions plus anciennes sur les machines de bureau successives que j’ai eu.

Cette fois, après avoir récupéré deux portables commençant à accuser leur âge (2004 pour l’un, 2005 pour l’autre), au moment de les formater, je me suis dit que j’en avais vraiment marre de Windows XP, ce vieux machin qui prend 3 plombes à installer à cause de ses mises à jour et que j’ai décidément trop réinstallé et utilisé. En plus, avant que je ne formate le disque de chacun des portables, l’OS de Microsoft accusait vraiment le coup, comme souvent avec les installations d’XP qui commencent à prendre de l’âge. Non, vraiment, globalement, j’en ai ma claque de Windows XP.

Avant d’aller plus loin, les portables en question.

Le premier est un Toshiba Satellite M70-225. C’est une configuration à base d’Intel Pentium M, ici cadencé à 1,73 GHz, processeur 32 bits simple cœur disposant de 2 Mo de cache L2. Il est accompagné de 1,5 Go de DDR2 533 MHz et du disque dur d’origine, un Toshiba de 100 Go à 5400 tr/min en SATA. L’écran est une dalle 15 pouces avec du 1280×800 en résolution native, le tout animé par un chipset intégré Intel GMA 900 128 Mo partagés avec la mémoire vive. Outre les habituelles carte Wi-Fi et touches spécifiques aux claviers d’ordinateurs portables, le Satellite M70-225 dispose d’un lecteur de cartes SD/xD/MS.

Le second est un Packard Bell EasyNote B3600. Cette fois, on passe sur une configuration un peu plus ancienne basée sur un Sempron Mobile 3000+ de chez AMD cadencé à 1,8 GHz, lui aussi 32 bits et simple cœur mais ne disposant que de 128 Ko de cache L2. Côté mémoire, 1 Go de DDR 400 MHz, et côté disque, un Seagate Momentus 4200.2 de 50 Go à…4200 tr/min en IDE (depuis des années je me dis que ce portable est étrangement peu véloce malgré l’augmentation de mémoire vive et même la config en général…mais c’est parce que niveau disque, autant je savais pour la connectique IDE, autant  je viens de découvrir que niveau disque c’est encore pire que ce que je croyais…). L’écran, lui, est un 14 pouces avec en résolution native du 1024×768 animé par une puce graphique VIA/S3 Unichrome Pro de 64 Mo là aussi partagés avec la mémoire vive. Lui n’a par contre aucun périphérique particulier hors des classiques.

Alors à partir de là, j’avais plusieurs options. La première, c’est celle de quand même repartir sur une installation de Windows XP malgré le fait que me retaper une énième fois l’installation et surtout la mise à jour complète horriblement longue me gonfle au plus haut point. Je l’ai fait sur le Toshiba, seulement, Windows oblige, il a fallut que je fouille le site support du constructeur pour arriver à récupérer de quoi faire fonctionner la totalité des touches annexes, et je n’ai tout simplement jamais réussi à faire reconnaître le lecteur de carte à l’OS.

La seconde solution qui s’offrait à moi était d’installer un système Microsoft plus récent. Problème, je n’ai à ma disposition qu’un Windows 7 64 bits, alors qu’aucun des deux portables, hormis si je tente l’installation d’un Athlon 64 Mobile sur le Packard Bell, n’est équipé de processeur adéquat (au passage, merci Microsoft de ne pas faire comme Apple avec Mac OS X en ne mettant pas les deux types d’installation sur le même disque et en faisant une licence différente en fonction de la version choisie).

Et puis j’ai vu passer les news sur la sortie d’Ubuntu en version 12.04, LTS (Long Term Support) qui plus est. Là s’est ouverte ma troisième option : oui, après tout, pourquoi pas une distribution Linux très orientée grand public comme Ubuntu ?

Alors les puristes me répliqueront qu’Ubuntu, ça commence à pencher vers le propriétaire, l’interface Unity qui remplace Gnome c’est pas génial, etc. M’en fous. La chose que je recherchais en réinstallant Ubuntu sur  les deux PC portables, c’est un OS qui soit bien plus moderne que Windows XP, qui soit au moins aussi performant à l’usage sur ces deux machines plus toutes jeunes, qui reconnaisse la totalité du matériel et qui soit totalement fonctionnel pour une utilisation quotidienne lambda sans que j’ai à faire des myriades de manipulations, notamment via ligne de commande, pour parvenir à ces objectifs.

Et c’est une réussite complète. Dès le lancement de l’installation, que ce soit pour le Toshiba comme pour le Packard Bell, toute la connectivité réseau était reconnue et utilisable pour faire les mises à jour du système dans l’installeur. Au premier lancement, tout était parfaitement fonctionnel, que ce soient l’intégralité des touches spéciales (volume, luminosité, etc.), le lecteur de cartes du Toshiba ou l’accélération 3D sur les deux. Justement, concernant l’accélération 3D, s’est imposée automatiquement une différence entre les deux machines : le Toshiba a basculé directement sur l’interface Unity 3D avec tous les effets accélérés par le GPU, tandis que le Packard Bell doit lui s’accommoder d’Unity 2D, ce qui est assez logique étant donné que la puce Unichrome Pro n’est qu’une mise à jour des vieilles puces Savage4/Savage 2000 de chez S3, des GPU conçus  fin des année 90/début 2000. Le GMA 900 d’Intel, lui, a été conçu 5 ans plus tard. De fait, sous Linux, c’est Intel qui se charge directement du développement des pilotes pour ses puces graphiques, tandis que pour les puces VIA/S3, c’est une communauté de plus en plus restreinte qui s’en charge, et l’accélération graphique du bureau n’est visiblement encore qu’un doux espoir sur ces IGP…

Mais bon, dans l’ensemble, tout fonctionne à merveille sur les deux portables. L’interface Unity est certes un peu déroutante malgré son concept à mi-chemin entre Mac OS X et les OS pour smartphones/tablettes, pourtant on s’y fait finalement assez vite, et dans l’ensemble, Ubuntu tout aussi bien qu’un Windows XP sur ces deux portables (le Packard Bell se montre quand même forcément un peu moins réactif que le Toshiba, mais ça devrait s’améliorer quand je l’aurais débarrassé de cet escargot qui lui sert de disque dur) en ayant un aspect et des fonctionnalités résolument plus d’actualité.

Pour finir, je vais parler brièvement de la Logithèque Ubuntu. À l’époque où j’avais essayé Ubuntu pour la première fois, il y avait le traditionnel gestionnaire de paquets (concept commun à la quasi-totalité des distributions Linux qui j’ai eu l’occasion d’essayer), et il y avait aussi un gestionnaire d’applications dans lequel on pouvait chercher, télécharger et installer en un clic les logiciels dont on a besoin. J’avais trouvé ça absolument génial, sachant que rien de similaire n’existait pour Windows. C’était les prémices des App Store et compagnie que l’on retrouve de plus en plus sur tous les OS que l’on a l’occasion d’utiliser dans la vie de tous les jours. La Logithèque Ubuntu n’est ni plus, ni moins que l’évolution logique du gestionnaire d’application et du gestionnaire de paquets dans une interface similaire à tous ces nouveaux catalogues d’applications en ligne. Personnellement, j’adhère totalement au concept pour la simple et bonne raison que c’est encore plus clair et encore plus simple d’utilisation que ça ne l’était auparavant !