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L’erreur française sur le tarif de l’iPhone « abordable »

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Ce soir, à l’occasion de son Special Event de début d’année, Apple a annoncé l’arrivée d’un iPhone plus abordable, l’iPhone SE. Format 4″, dans la lignée historique des grands ancêtres, mais tout aussi puissant que le grand frère iPhone 6S, il a été annoncé lors de la conférence à 399$ pour le marché américain.

Autant dire qu’à ce tarif là, vu le niveau d’équipement, même avec seulement 16 Go de stockage, il est extrêmement intéressant, et le succès aux USA est fort probablement d’ores et déjà assuré. On aurait pu espérer la même chose en France : même en se faisant entuber au passage par la conversion directe du signe monétaire, et non du chiffre, passer sous la barre symbolique des 400€ aurait eu un impact non négligeable auprès de tous ceux qui, souvent par une solide logique pragmatique, ont pour habitude de faire durer un maximum le modèle précédemment acquis, ou tout simplement trouvaient le ticket d’entrée chez la Pomme trop élevé. Il aurait ainsi remplacé au pied levé les iPhone 5S encore en vente sur leur prix moyen actuel.

Malheureusement, non seulement on se fait donc, comme très souvent, avoir sur le taux de conversion, mais en plus il faudra au final ajouter pratiquement 100€ de plus à la facture française qui s’élève donc à 489€ sur l’Apple Store. Autant dire qu’à ce tarif, l’attractivité est nettement moins de mise, surtout quand on est limité à 16 Go de stockage non extensible. Il fera certes probablement le bonheur de ceux qui payent leur forfait un bras tous les mois pour bénéficier de tarifs très attractifs sur ces terminaux très chers malgré un engagement les rendant au final encore plus chers, mais pour les autres, il y a de grandes chances qu’une fois de plus ils laissent passer la vague, ou se tournent vers du neuf un peu moins au goût du jour mais plus attractif côté portefeuille.

« Abordable » gardera donc ses guillemets jusqu’à nouvel ordre.

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Bol d’air 2016 pour le MacBook

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Ce qui est bien en période de soldes, c’est qu’avec les baisses de prix on peut enfin concrétiser certains projets prévus de longue date. Dans le cas de mon vaillant MacBook qui arrive sur ses 6 ans cette année, j’ai décidé d’en profiter pour lui redonner un dernier coup de jeune.

En effet, ça fait pas mal de temps déjà qu’à l’usage on faisait deux constats :

  • les dernières versions d’OS X, ainsi que celles des différents logiciels que nous utilisons au quotidien, nous faisaient de plus en plus comprendre qu’en 2015 puis 2016, on commence à se sentir franchement à l’étroit avec 4 Go de RAM sous le capot.
  • côté stockage, là encore une question d’étroitesse, pour un usage multimédia à la maison, les 120 Go du SSD Corsair Force 3 installé 3 ans auparavant, c’est également bien trop juste aujourd’hui.

Du coup, on en revient aux soldes : un nouveau SSD Crucial BX100 de 250 Go, et 8 Go de DDR3.

Après clonage disque, échange de SSD + barrettes mémoire, et redémarrage, un petit tour dans le À propos de ce Mac et dans le Moniteur système me confirment que j’ai bien fait. Déjà côté stockage, quasiment 160 Go de libre là où précédemment on flirtait difficilement entre 15 et 20, c’est toujours très bon à prendre. Et côté RAM, la confirmation que les 4 Go étaient bien trop étroits : le Mac à peine lancé, et déjà 6 Go travaillés par le système.

Bref, un bon bol d’air pour une machine qui tourne toujours aussi bien malgré les années !

Ne pas enterrer trop vite les technologies vieilissantes…

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Je viens de découvrir que l’antédiluvien port PS/2, qui était la porte d’entrée unique il y a bien des années pour les claviers et souris vers nos ordinateurs, garde des avantages sur le port USB en ce qui concerne les claviers. Pourtant, c’est une technologie qu’on ne croise plus guère la plupart du temps que quand on jette un œil à l’arrière d’un PC et qu’on se dit : « Tiens, y en a encore un de port PS/2 sur ma carte mère ? » Symboliquement, le port PS/2 reste plutôt associé avec la souris à boule, essentiellement parce qu’ils ont tous deux commencé à disparaître du paysage électronique grand public à peu près au même moment, le clavier n’ayant lui pas connu de changement majeur coïncidant avec le passage généralisé à l’USB.

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Pour en revenir aux avantages du PS/2 sur l’USB, ce sont quand même des avantages bien spécifiques, puisqu’outre le fait que la grande majorité des clavier ne va franchement pas nécessiter la vitesse plus rapide induite par le cheminement moins compliqué du PS/2 pour communiquer avec le reste de l’ordinateur, faudrait aussi se retrouver dans une situation où on a pas mal de touches sur lesquelles appuyer en même temps, 6 étant un exemple qui revient souvent.

Mais quand même, il paraît que ça peut avoir son petit effet sur les clavier pour joueurs, notamment pour éviter ce qu’on appelle le « ghosting », effet qui peut se produire quand on presse déjà deux touches sur le clavier et qu’on veut appuyer sur une troisième, cas dans lequel ladite troisième touche peut vous donner une commande erronée (vous pressez Z ça vous donne T par exemple).

Personnellement, autant pour les souris j’ai sauté le pas du périphérique dédié au jeu (une Logitech MX-510 et une Razer Abyssus 3.5G), autant pour le claviers je suis toujours resté sur le standard pas trop cher (Microsoft Wired Keyboard 600 et Logitech Classic Keyboard 200), notamment parce que le ticket d’entrée des bons claviers pour joueurs, même les moins onéreux, reste quand même un bon cran au dessus de celui des rongeurs.

[Fil rouge matos 1] Peut-on jouer en 2013 avec une configuration 2006-2009 ?

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Salut tout le monde, et bienvenue pour ce premier dossier Fil rouge matos !

Un peu d’explication sur cette nouvelle rubrique : chaque mois (à peu près), nous allons nous pencher sur une problématique liée au matériel informatique (mais pas que, cela pourra aussi éventuellement concerner les consoles de jeux). Du récent, du rétro, il y en aura pour tous les goûts !

Et ce mois-ci, je vais commencer par quelque chose qui touche bon nombre de joueurs PC : la question de l’obsolescence du matériel, ou pour formuler ça sous forme de question, peut-on encore jouer avec une machine vieillissante ?

Pour cette première fois, nous allons nous pencher sur une configuration je pense assez représentative de bon nombre de machines encore en circulation :

  • un processeur double-cœur de génération Core 2 de chez Intel ou Phenom/Athlon de chez AMD : ici, un Pentium Dual Core E5500 cadencé à 2,80 GHz ;
  • de la mémoire vive DDR/DDR2 : ici 2 Go de DDR2 800 MHz ;
  • une carte graphique DirectX 9 (Radeon X1800/1900 chez ATI, GeForce 7 chez Nvidia) ou DirectX 10/10.1 (Radeon HD 2000/3000/4000 chez ATI, GeForce 8/9/200/300 chez Nvidia) : ici, une Radeon X1950 Pro 512 Mo GDDR3 de marque Sapphire, modèle AGP qui plus est (merci la carte mère ASRock 4CoreDual-SATA2), ce qui nous permettra de voir si les ultimes cartes à utiliser ce type connecteur peuvent elles aussi rendre encore quelques services.

J’ai couplé le tout à un disque dur Hitachi Deskstar de 80 Go à 7200 tpm en IDE (oui, je sais, c’est encore plus vieux que le reste, mais bon, c’est ce que j’ai sous la main, je clonerai quand j’aurais mieux) avec Windows 7 Pro 64 bits installé dessus.

Maintenant que nous avons les détails de la configuration, il est temps de voir sur quels jeux tester ce qu’elle a dans le ventre. Bien évidemment, la plupart des titres datant de l’époque de sortie de la Radeon X1950 Pro, à savoir 2006 et avant, sont en grande partie exclus : cette carte faisant à l’époque partie du milieu/haut de gamme chez ATI, il va de soit qu’elle fait excellemment tourner les jeux qui lui sont contemporains. La liste de jeux (sujette à modifications) sera donc plus récente, avec en vrac :

  • Duke Nukem Forever
  • Star Trek Online
  • Le Seigneur des Anneaux Online
  • Blood Bowl Championship Edition
  • Guild Wars 2
  • Civilization V
  • Torchlight II
  • The Witcher Enhanced Edition
  • Warhammer 40.000 Dawn of War 2
  • Sins of a Solar Empire : Trinity
  • Supreme Commander 2

Pour l’instant, l’installation de Windows 7 et de ses mises à jour est en cours, on se retrouve donc très bientôt pour un premier essai !

Nvidia tâcle la PS4 : mauvaise foi or not mauvaise foi ?

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Depuis l’annonce de la Playstation 4 le 20 février dernier, nous avons droit pratiquement chaque semaine à des interviews dans lesquels les divers acteurs de l’industrie s’expriment sur le potentiel de la future machine de Sony. Jusque-là, nous avions essentiellement les avis des officiels de Sony et d’AMD vantant bien évidemment le produit de leur collaboration, ceux des développeurs enthousiasmés par l’architecture PC de la machine, et enfin ceux des journalistes plus spécialisés matos PC, justement, et qui eux tempéraient un brin les ardeurs d’un marketing prompt à « dépasser les PC pour les années à venir ». Et voilà que cette semaine, c’est une autre voix majeure qui se fait entendre, celle du concurrent de toujours d’ATI/AMD dans le domaine des cartes graphiques, Nvidia.

Nvidia, qui avait un pied dans le marché des consoles depuis une douzaine d’années maintenant avec la fabrication du GPU de la Xbox puis de la PS3, n’a décroché aucun contrat avec aucun des trois grands fabricants pour la génération en cours de déploiement : Wii U, PS4, future Xbox, toutes ont ou auront une puce graphique AMD sous le capot. C’est Tony Tamasi, senior vice-president des contenus et de la technologie chez Nvidia, qui a tiré à boulets rouges sur la PS4, en s’appuyant sur ce que nombre d’observateurs ont déjà constaté : « un processeur central d’entrée de gamme et un processeur graphique entre l’entrée et le milieu de gamme », comparant le tout avec l’un des modèles-phare de la marque, la GeForce 680 GTX lancée il y a 1 an de cela, et dont la future console de Sony n’aurait que la moitié de la puissance. Alors, info ou intox ? Sont-ce là le point de vue d’une entreprise en froid avec un marché qui l’a rejeté, ou est-ce que les propos du sieur Tamasi ne font ressortir qu’une froide vérité, loin du grandiloquent discours du marketing de masse ? Une petite analyse nous permet de commencer à esquisser un semblant de réponse, tout du moins vis-à-vis du CPU dont on peut plus facilement imaginer les performances, je laisse de côté la puce graphique étant donné les éléments bien plus nombreux qui peuvent faire varier les performances.

D’abord, penchons-nous sur la place occupée par l’architecture Jaguar, laquelle anime le processeur de la PS4, dans la gamme de son fabricant. Chez AMD, les futurs processeurs utilisant Jaguar sont amenés à remplacer ceux utilisant l’architecture Bobcat qui est, et là nous avons effectivement un premier élément sur lequel le représentant de Nvidia a raison mais qui avait déjà été souligné par de nombreux observateurs, présente dans les APU (CPU + GPU sur la même puce chez AMD) d’entrée de gamme des séries C et E qui équipent les netbooks ainsi que les portables et tours à très bas prix. Dans ses annonces sur Jaguar, qu’on verra aussi arriver d’ici à la fin de l’année pour PC, AMD annonce 10 à 15% de performances en plus par rapport à Bobcat.

Voyons ensuite ce que ça peut donner en extrapolant à partir d’un APU Bobcat E-350 (double coeur, cadencé à 1,6 GHz comme le processeur qui animera la PS4) et des résultats obtenus sur le dernier 3DMark, dont le panel de test assez large représente je pense une assez bonne référence pour se faire une vague idée de ce qui nous attend.

Puisqu’on va tenter ici d’entrevoir les performances du processeur central uniquement, il faut se concentrer sur les tests physiques des deux premières scènes Ice Storm (DirectX 9, soit le niveau de rendu des consoles HD actuelles, charge de calculs physique assez légère pour des PC étant donné qu’Ice Storm testera aussi smartphones et tablettes quand 3DMark sera disponible pour Android et iOS) et Cloud Gate (DirectX 10, charge physique déjà bien plus lourde). Le test de la troisième scène, Fire Strike, faisant appel en plus au GPU pour les calculs physiques, le résultat n’est pas intéressant dans le cas présent.

  • Sur le test physique d’Ice Storm, le E-350 obtient un score de 31 images/seconde. En prenant en compte le plus grand pourcentage de hausse des performances prévu par AMD pour Jaguar, donc 15%, cela nous amène à pratiquement 36 img/s. Et si l’on part du principe que la hausse du nombre de coeur fait augmenter les performances de manière parfaitement proportionnelle, on passe de 2 à 8 coeurs pour le CPU de la Playstation 4, ce qui nous donne un résultat de 144 img/s.
  • Sur celui de Cloud Gate, on est aux environs de 2 images/seconde pour le E-350. Avec les 15% de performances supplémentaires, ça nous fait 2,3 img/s, et à 8 coeurs, 9,2 img/s.

Bon, maintenant qu’on a les résultats hypothétiques, qu’est-ce que ça donne face au reste de l’offre PC, sachant que, d’après certains développeurs, la Playstation 4 est censée coller un gros vent à ces dernier et à leurs successeurs dans les années à venir ? Eh bien, sur le plan du CPU, et évidemment si mes résultats s’avèrent en phase avec ce qu’on aura en pratique, on est quand même plus proche des attaque venant de chez Nvidia que des propos enthousiastes des développeurs.

Parce que si effectivement avec une charge CPU légère comme sur Ice Storm les résultats hypothétiques sont meilleurs que pour la plupart des processeurs à environ 150€ ou moins, sur Cloud Gate, c’est nettement moins évident puisque même un vieillissant Phenom II 945  de chez AMD (3 GHz, 4 coeurs) fait mieux. Un Core i3 3220 (3,3 GHz, 2 coeurs + Hyper-Threading) fait également mieux, et n’en parlons pas quand on passe sur du Core i5, du Core i7 ou du FX de chez AMD. Je rappelle également que, pour simuler les performances, je n’ai retenu que les scénarios les plus favorables (15% de perfs en plus, 4 fois plus de coeurs = 4 fois plus de perfs).

Toutefois, n’oublions pas que les choses ne sont pas aussi simples, car le processeur ne sera pas le seul élément qui compte, il y aura aussi la puce graphique, et les 8 Go de GDDR5 à priori bien plus rapide que la DDR3 qui équipe actuellement les PC. S’il est clair qu’au niveau de l’architecture, le CPU de la Playstation 4 n’a rien d’impressionnant, appartenant à l’entrée de gamme d’AMD, l’utilisation correcte des 8 coeurs aura une place prépondérante dans ses bonnes ou mauvaises performances, et on commence d’ailleurs à voir ce qui se passera dans les années à venir avec un jeu comme Crysis 3 mieux optimisé pour exploiter les processeurs à plus de 2/4 coeurs : alors que les Core i5 et i7 d’Intel sont d’ordinaire archi-dominateurs face aux FX d’AMD dans le domaine des jeux, sur le dernier FPS de Crytek, le FX-8350 (4 GHz, 8 coeurs) vient se placer devant la quasi-totalité de l’offre concurrente. A moins de 200€, le fleuron d’AMD risque de devenir des plus intéressants dans les mois à venir…

Le mot de la fin : Nvidia n’a effectivement pas de soucis à se faire, les nouvelles consoles n’enterreront pas plus les PC que celles qui les ont précédés, par contre, et en cela les fabricants de composants devraient plutôt êtres soulagés, elles vont les aider à enfin exploiter  dans les jeux tout le potentiel de leurs processeurs et cartes graphiques qui n’attendent que ça depuis des années (technologies DirectX 10/11, processeurs quad et octo-coeurs).

Retro-gaming fury !

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Dans le premier article de ce blog, il y a quelques mois maintenant, j’avais dit avoir collé Ubuntu sur le vieux portable Packard Bell. Sauf que le pauvre vieux, à l’usage, ne s’est finalement pas révélé forcément beaucoup plus à son aise qu’avec Papy XP. Certes, c’était plus chouette à utiliser, m’enfin il n’empêche que je ne pouvais pas lui faire faire grand-chose sorti de la bureautique et d’Internet, mais même pour ça, j’ai bien mieux à la maison.

Alors que faire de ce vieux  portable toujours vaillant ? Ben finalement, j’ai tranché : réinstallation de Windows XP, et transformation en machine à vieux jeux (en même temps, vu la configuration, je n’ai de toutes façons guère le choix, la puce S3 Unichrome Pro, c’est du DirectX 7 sans Transform & Lighting avec 64 Mo DDR partagés, le genre de vieille puce graphique pour portable qui se fait griller par le premier GPU pour smartphone venu).

Parce que mine de rien, quand on lui parle de vieux jeux, il arrive à plutôt bien se débrouiller, même en 3D, à l’image de Dungeon Keeper 2 et Populous : A l’Aube de la Création (The Beginning pour les anglophones).

Et pour ce qui est de la 2D, je l’ai déjà bien gavé avec quelques perles des années fin 90/début 2000 :

  • Arcanum
  • Dune 2000
  • Fallout
  • Fallout 2
  • Fallout Tactics
  • Oddworld : L’Odyssée d’Abe
  • Oddworld : L’Exode d’Abe

Et il m’en reste encore plein en stock : Age of Wonder, Age of Empires 1 & 2, Theme Hospital, Total Annihilation, Sid Meier’s Alpha Centauri, Pharaon, Empereur : L’Empire du Milieu…

Alors moralité, ne laissez pas vos vieilles bécanes se morfondre et vos vieux jeux prendre la poussière, il vaut mieux les faire danser ensemble encore longtemps, surtout lorsque le passage des années rend vos titres préférés de plus en plus ardus à faire tourner sur des systèmes récents.