Windows XP

Retro-gaming fury !

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Dans le premier article de ce blog, il y a quelques mois maintenant, j’avais dit avoir collé Ubuntu sur le vieux portable Packard Bell. Sauf que le pauvre vieux, à l’usage, ne s’est finalement pas révélé forcément beaucoup plus à son aise qu’avec Papy XP. Certes, c’était plus chouette à utiliser, m’enfin il n’empêche que je ne pouvais pas lui faire faire grand-chose sorti de la bureautique et d’Internet, mais même pour ça, j’ai bien mieux à la maison.

Alors que faire de ce vieux  portable toujours vaillant ? Ben finalement, j’ai tranché : réinstallation de Windows XP, et transformation en machine à vieux jeux (en même temps, vu la configuration, je n’ai de toutes façons guère le choix, la puce S3 Unichrome Pro, c’est du DirectX 7 sans Transform & Lighting avec 64 Mo DDR partagés, le genre de vieille puce graphique pour portable qui se fait griller par le premier GPU pour smartphone venu).

Parce que mine de rien, quand on lui parle de vieux jeux, il arrive à plutôt bien se débrouiller, même en 3D, à l’image de Dungeon Keeper 2 et Populous : A l’Aube de la Création (The Beginning pour les anglophones).

Et pour ce qui est de la 2D, je l’ai déjà bien gavé avec quelques perles des années fin 90/début 2000 :

  • Arcanum
  • Dune 2000
  • Fallout
  • Fallout 2
  • Fallout Tactics
  • Oddworld : L’Odyssée d’Abe
  • Oddworld : L’Exode d’Abe

Et il m’en reste encore plein en stock : Age of Wonder, Age of Empires 1 & 2, Theme Hospital, Total Annihilation, Sid Meier’s Alpha Centauri, Pharaon, Empereur : L’Empire du Milieu…

Alors moralité, ne laissez pas vos vieilles bécanes se morfondre et vos vieux jeux prendre la poussière, il vaut mieux les faire danser ensemble encore longtemps, surtout lorsque le passage des années rend vos titres préférés de plus en plus ardus à faire tourner sur des systèmes récents.

Retour sur Ubuntu

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Ça faisait  un joli moment que je n’avais pas touché à Linux. Ma dernière tentative remontait  à des versions d’Ubuntu, Fedora ou encore OpenSUSE il y a 2/3 ans de ça, et j’avais fait d’autres essai plusieurs fois sur des versions plus anciennes sur les machines de bureau successives que j’ai eu.

Cette fois, après avoir récupéré deux portables commençant à accuser leur âge (2004 pour l’un, 2005 pour l’autre), au moment de les formater, je me suis dit que j’en avais vraiment marre de Windows XP, ce vieux machin qui prend 3 plombes à installer à cause de ses mises à jour et que j’ai décidément trop réinstallé et utilisé. En plus, avant que je ne formate le disque de chacun des portables, l’OS de Microsoft accusait vraiment le coup, comme souvent avec les installations d’XP qui commencent à prendre de l’âge. Non, vraiment, globalement, j’en ai ma claque de Windows XP.

Avant d’aller plus loin, les portables en question.

Le premier est un Toshiba Satellite M70-225. C’est une configuration à base d’Intel Pentium M, ici cadencé à 1,73 GHz, processeur 32 bits simple cœur disposant de 2 Mo de cache L2. Il est accompagné de 1,5 Go de DDR2 533 MHz et du disque dur d’origine, un Toshiba de 100 Go à 5400 tr/min en SATA. L’écran est une dalle 15 pouces avec du 1280×800 en résolution native, le tout animé par un chipset intégré Intel GMA 900 128 Mo partagés avec la mémoire vive. Outre les habituelles carte Wi-Fi et touches spécifiques aux claviers d’ordinateurs portables, le Satellite M70-225 dispose d’un lecteur de cartes SD/xD/MS.

Le second est un Packard Bell EasyNote B3600. Cette fois, on passe sur une configuration un peu plus ancienne basée sur un Sempron Mobile 3000+ de chez AMD cadencé à 1,8 GHz, lui aussi 32 bits et simple cœur mais ne disposant que de 128 Ko de cache L2. Côté mémoire, 1 Go de DDR 400 MHz, et côté disque, un Seagate Momentus 4200.2 de 50 Go à…4200 tr/min en IDE (depuis des années je me dis que ce portable est étrangement peu véloce malgré l’augmentation de mémoire vive et même la config en général…mais c’est parce que niveau disque, autant je savais pour la connectique IDE, autant  je viens de découvrir que niveau disque c’est encore pire que ce que je croyais…). L’écran, lui, est un 14 pouces avec en résolution native du 1024×768 animé par une puce graphique VIA/S3 Unichrome Pro de 64 Mo là aussi partagés avec la mémoire vive. Lui n’a par contre aucun périphérique particulier hors des classiques.

Alors à partir de là, j’avais plusieurs options. La première, c’est celle de quand même repartir sur une installation de Windows XP malgré le fait que me retaper une énième fois l’installation et surtout la mise à jour complète horriblement longue me gonfle au plus haut point. Je l’ai fait sur le Toshiba, seulement, Windows oblige, il a fallut que je fouille le site support du constructeur pour arriver à récupérer de quoi faire fonctionner la totalité des touches annexes, et je n’ai tout simplement jamais réussi à faire reconnaître le lecteur de carte à l’OS.

La seconde solution qui s’offrait à moi était d’installer un système Microsoft plus récent. Problème, je n’ai à ma disposition qu’un Windows 7 64 bits, alors qu’aucun des deux portables, hormis si je tente l’installation d’un Athlon 64 Mobile sur le Packard Bell, n’est équipé de processeur adéquat (au passage, merci Microsoft de ne pas faire comme Apple avec Mac OS X en ne mettant pas les deux types d’installation sur le même disque et en faisant une licence différente en fonction de la version choisie).

Et puis j’ai vu passer les news sur la sortie d’Ubuntu en version 12.04, LTS (Long Term Support) qui plus est. Là s’est ouverte ma troisième option : oui, après tout, pourquoi pas une distribution Linux très orientée grand public comme Ubuntu ?

Alors les puristes me répliqueront qu’Ubuntu, ça commence à pencher vers le propriétaire, l’interface Unity qui remplace Gnome c’est pas génial, etc. M’en fous. La chose que je recherchais en réinstallant Ubuntu sur  les deux PC portables, c’est un OS qui soit bien plus moderne que Windows XP, qui soit au moins aussi performant à l’usage sur ces deux machines plus toutes jeunes, qui reconnaisse la totalité du matériel et qui soit totalement fonctionnel pour une utilisation quotidienne lambda sans que j’ai à faire des myriades de manipulations, notamment via ligne de commande, pour parvenir à ces objectifs.

Et c’est une réussite complète. Dès le lancement de l’installation, que ce soit pour le Toshiba comme pour le Packard Bell, toute la connectivité réseau était reconnue et utilisable pour faire les mises à jour du système dans l’installeur. Au premier lancement, tout était parfaitement fonctionnel, que ce soient l’intégralité des touches spéciales (volume, luminosité, etc.), le lecteur de cartes du Toshiba ou l’accélération 3D sur les deux. Justement, concernant l’accélération 3D, s’est imposée automatiquement une différence entre les deux machines : le Toshiba a basculé directement sur l’interface Unity 3D avec tous les effets accélérés par le GPU, tandis que le Packard Bell doit lui s’accommoder d’Unity 2D, ce qui est assez logique étant donné que la puce Unichrome Pro n’est qu’une mise à jour des vieilles puces Savage4/Savage 2000 de chez S3, des GPU conçus  fin des année 90/début 2000. Le GMA 900 d’Intel, lui, a été conçu 5 ans plus tard. De fait, sous Linux, c’est Intel qui se charge directement du développement des pilotes pour ses puces graphiques, tandis que pour les puces VIA/S3, c’est une communauté de plus en plus restreinte qui s’en charge, et l’accélération graphique du bureau n’est visiblement encore qu’un doux espoir sur ces IGP…

Mais bon, dans l’ensemble, tout fonctionne à merveille sur les deux portables. L’interface Unity est certes un peu déroutante malgré son concept à mi-chemin entre Mac OS X et les OS pour smartphones/tablettes, pourtant on s’y fait finalement assez vite, et dans l’ensemble, Ubuntu tout aussi bien qu’un Windows XP sur ces deux portables (le Packard Bell se montre quand même forcément un peu moins réactif que le Toshiba, mais ça devrait s’améliorer quand je l’aurais débarrassé de cet escargot qui lui sert de disque dur) en ayant un aspect et des fonctionnalités résolument plus d’actualité.

Pour finir, je vais parler brièvement de la Logithèque Ubuntu. À l’époque où j’avais essayé Ubuntu pour la première fois, il y avait le traditionnel gestionnaire de paquets (concept commun à la quasi-totalité des distributions Linux qui j’ai eu l’occasion d’essayer), et il y avait aussi un gestionnaire d’applications dans lequel on pouvait chercher, télécharger et installer en un clic les logiciels dont on a besoin. J’avais trouvé ça absolument génial, sachant que rien de similaire n’existait pour Windows. C’était les prémices des App Store et compagnie que l’on retrouve de plus en plus sur tous les OS que l’on a l’occasion d’utiliser dans la vie de tous les jours. La Logithèque Ubuntu n’est ni plus, ni moins que l’évolution logique du gestionnaire d’application et du gestionnaire de paquets dans une interface similaire à tous ces nouveaux catalogues d’applications en ligne. Personnellement, j’adhère totalement au concept pour la simple et bonne raison que c’est encore plus clair et encore plus simple d’utilisation que ça ne l’était auparavant !